Quatre idées cadeaux pour des fêtes solidaires

Consommer avec générosité ? C’est possible. Voici des initiatives qui devraient inspirer de bonnes résolutions pour l’année 2019.

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Oxfam s’emballe

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Depuis près de dix ans, Oxfam-Solidarité – antenne jumelle des Magasins du monde – organise la campagne Oxfam s’emballe. Le principe : plutôt que de faire un don financier à l’ONG qui réinvestira l’argent dans un de ses projets humanitaires, le bienfaiteur choisit lui-même parmi une sélection de 37 cadeaux qui seront envoyés à des populations dans le besoin. Ce peut être un bien matériel (kit agricole, cahiers de cours) ou un animal. Les poules (8 euros) sont très populaires, mais les “best-sellers” sont les chèvres (25 euros) dont le lait procure une source supplémentaire de protéines et qui peuvent être revendues pour acheter des médicaments, ou pour payer les frais scolaires. En échange de leur achat, les donateurs reçoivent une jolie carte à envoyer au proche à qui ils souhaitent “offrir le cadeau”. “À l’origine, l’objectif d’Oxfam s’emballe était d’organiser une action de communication plus sympa pour les fêtes, en insistant sur le côté surprise. On a commencé la campagne à Noël en 2009, et ça a si bien marché qu’on a décidé de continuer toute l’année”, explique Sophie Croisy, coordinatrice. En 2017, Oxfam s’emballe a récolté 160.000 euros. S’il fallait encore un autre argument, précisons que les dons sont déductibles fiscalement.
​www.oxfamsemballe.be

Les Ressourceries, du recyclage local et social

© Ressources

La fédération “Ressources” regroupe 65 entreprises d’économie sociale actives dans la réduction des déchets par la récupération, la réutilisation, la valorisation et le recyclage des ressources, selon une dynamique d’économie circulaire. Parmi elles, sept Ressourceries en Wallonie (Braine-l’Alleud, Tubize, Eupen, Pays de Liège, Val de Sambre, Namur et Mouscron). Des structures qui recyclent près de 20.000 tonnes de déchets triés (bois, métal, tissu) et revalorisés à deux tiers dans des centres de tri avant d’être revendus dans leurs magasins de seconde main. À l’instar des Petits Riens, les Ressourceries promeuvent la réinsertion professionnelle – 500 personnes travaillent ou apprennent un métier. “Les Ressourceries ont été inventées dans les années 90 au Québec et le terme a été réutilisé en Belgique depuis une quinzaine d’années”, se souvient Tanguy Ewbank, chargé de missions pour l’ASBL Ressources. “Elles possèdent toutes un ancrage local, soutenues par les pouvoirs communaux qui leur permettent d’être connues et reconnues pour leur action.” Les prix y sont riquiqui et encore plus en décembre et janvier : tous les articles (sauf les vêtements) sont à moins 20 % grâce à une campagne du ministère de l’Environnement wallon visant à promouvoir les magasins de seconde main.
www.res-sources.be

Éthiquable, le fair-trade made in Belgium

© Ethiquable

Coopérative à finalité sociale basée à Waremme, Éthiquable soutient des producteurs dans le Sud et en Europe, développant avec eux des produits d’épicerie sèche (café, thé, biscuits, épices…) distribués au Benelux. “Nous achetons la matière première au producteur à un prix digne pour permettre aux paysans de couvrir leur coût de production et d’avoir un excédent pour investir dans leurs outils ou leur collectivité. Nous reversons une partie des bénéfices aux associations avec qui nous travaillons sur le terrain”, résume Stephan Vincent. “En s’orientant vers nos produits, le consommateur peut voir leur origine, le projet de la coopérative qui a aidé les cultivateurs. Acheter nos produits c’est s’engager, tout en se faisant plaisir puisqu’on distribue des aliments savoureux.” Pour les fêtes, Éthiquable propose aux entreprises des colis de produits, mais rien n’empêche de composer le sien pour l’offrir à des proches.
www.ethiquable.be

Petits Riens, grandes actions

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Connus pour leurs bulles à vêtements et leurs collectes d’encombrants, les Petits Riens sont l’un des principaux acteurs de l’économie sociale en Belgique. L’organisation comptabilise 27 points de vente, pratiquement tous situés à Bruxelles (il n’en existe que trois en Wallonie) avec une prédominance pour le textile. Des magasins soigneusement agencés et organisés de telle façon qu’ils garantissent une expérience de shopping similaire à celle d’une boutique de vêtements neufs. Les articles y sont vendus maximum à un tiers du prix neuf en seconde main et environ 50 % du prix quand ils n’ont (presque) jamais été utilisés. “En achetant aux Petits Riens, le client fait une triple bonne action, précise Odile Dayez, directrice communication et marketing. Il s’écarte du modèle de la surproduction vestimentaire, il soutient les employés des magasins qui sont en contrats-tremplins en vue d’une réinsertion professionnelle et il donne de l’argent pour nos actions de lutte contre la pauvreté.” Une partie des bénéfices est notamment utilisée pour le fonctionnement de la structure d’accueil des sans-abri de la rue du Prévôt à Ixelles, connue pour être la plus grande maison de réinsertion sociale en Belgique comptant 85 chambres individuelles. Et puisque ce sont les fêtes de fin d’année, certains magasins organisent jusqu’au 24 décembre des petits marché de Noël (cadeaux et décorations) et de… Saint- Nicolas (jouets pour les enfants).
www.petitsriens.be

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