Cyclo-coursiers : les « anti-Deliveroo » s’organisent

Deliveroo, Uber Eats ou Take Away ne sont pas les seules entreprises à investir le secteur de la food-tech en Belgique. De plus petits opérateurs ont décidé de se fédérer pour leur faire face.

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Elles se nomment Rayon9, Dioxyde de Gambettes, Molenbike, Coursier Wallon, Cargo Velo et ViaVelo et sont implantées en Flandre, à Bruxelles, Liège, Namur ou encore Mons. Leur spécificité? Chacune livre des colis à l’aide de « vélos cargo » (avec un porte-bagage XXL généralement placé à l’avant du guidon)… et certains pèsent parfois jusqu’à 200 kilos !

À la mi-novembre, ces six sociétés (pour la plupart des coopératives d’économie sociale) se sont regroupées pour former la Belgian Cycle Logistics Federation, une organisation ouverte à toutes entreprises qui partagent leurs valeurs écologiques, sociales et de soutien au circuits courts. Principal prérequis pour l’intégrer : offrir des emplois stable à ses travailleurs, car l’association se positionne comme « l’anti-Uber Eats et Deliveroo ». Une nouvelle initiative qui prouve – s’il le fallait encore – la hype pour les coursiers à vélo dans les centres urbains où ils contribuent à diminuer le traffic et la pollution liée aux livraisons par véhicules motorisés.

Mais pourquoi former une fédération de livreurs à vélo ? L’objectif est clair : gagner des parts de marchés pour aux poids lourds de la food-tech. « Cela nous permettra d’augmenter le volume de livraisons grâce à la mutualisation des outils et des marchés. Notre objectif ultime est d’atteindre, d’ici à 2030, 25 % du volume des livraisons à vélo dans les villes où nous sommes présents« , expliquait Benoît Renard, le co-fondateur de Rayon9, à nos confrères de La Libre.

En 2018, les coursiers des sociétés membres de la Belgian Cycle Logistics Federation ont transporté près de 750 tonnes de marchandises et parcouru quelques 350 000 kilomètres. La semaine dernière, ils ont lancé une campagne de financement pour soutenir leurs activités avec pour objectif, entre autres, de trouver un coordinateur pour se professionnaliser et écrire les premières lignes d’une histoire qu’ils espèrent… kilométrique.

Retrouvez l’article « Cyclo-coursiers: une affaire qui roule » dans les pages du Moustique ce mercredi.

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