Charles Michel rend son costume

Tout sentait le sapin. Les dernières épines sont tombées. A 19h50, le 18 décembre 2018, le Premier ministre, Charles Michel,  a démissionné. Le roi peut accepter ou gagner du temps.

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Charles Michel a tourné et retourné un stabilo jaune, la couleur de la N-VA, depuis le banc du Parlement, ce mardi 18 décembre. Tout sentait le sapin. Pas de vote de confiance au Parlement. Pas de fuite en avant vers des élections anticipées. Charles Michel voulait une coalition de bonne volonté. Une coopération entre son équipe et le Parlement. Il a agité une feuille de route. Soins de santé, électricité, pouvoir d’achat. Il voulait construire une confiance mais pas la demander, il savait qu’il ne l’obtiendrait pas.

Le Parlement s’est craquelé

Au sein même des partis, les uns ont cru à la main tendue, d’autres pas du tout. Mines responsables des uns au Cdh et même chez Défi. Invectives contre quatre ans de mesures anti sociales des autres au PS et PTB. Le petit jeu du valet puant – du responsable de la chute finale du gouvernement – s’est poursuivi au fil des heures. Un poker infernal dans lequel le Premier ministre a à nouveau jette toutes ses forces dans la bataille. Il a reculé pour ne pas sauter.

Il a cédé sur le budget qui se ferait en douzième provisoire, au mois par mois sans devoir recevoir le vote d’une majorité démocratique. Il a sauté. Charles Michel, debout loin du pupitre, reboutonant son costume défait, a dit les mots utltimes. Son appel était « sincère et dans l’intéret du pays ». Son appel n’a pas convaincu. Il a présenté sa démission et se rend à présent chez le roi. Le Parlement a applaudi avec force et s’est même mis debout.

Le Roi Philippe peut à présent accepter cette démission et provoquer des élections anticipées ou la suspendre, le temps de consulter, et mettre le gouvernement en affaires courantes.

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