Réseaux sociaux : un jeune sur deux apprécie une intervention parentale

La moitié d'entre eux se sentent dépendants de leur smartphone. En moyenne, les adolescents le consultent 47 fois par jour.

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Au cœur du débat sur la présence des nouvelles technologies à l’école, notamment les GSM, les Mutualités Libres ont mené une étude pour améliorer la sensibilisation des jeunes aux nombreux risques potentiels. Cette enquête montre qu’un jeune sur deux se sent dépendant de son smartphone, et ce dès son plus jeune âge (12 à 15 ans). Huit adolescents sur dix sont sur les réseaux sociaux tous les jours, et ce, en moyenne pendant un peu plus d’une heure et demie. Pourquoi trouvent-ils la communication en ligne tellement importante ? « Les jeunes avancent plusieurs raisons : ils ont plus de temps pour réfléchir avant de s’exprimer, ils peuvent mieux exprimer leurs émotions avec les émojis, les timides peuvent s’extérioriser plus facilement… » précise l’étude.

Pas de suppression à l’école

Les jeunes ne tiennent toutefois pas à sa suppression à l’école : 6 jeunes sur 10 ne veulent pas d’une interdiction totale des smartphones à l’école comme en France. Par contre, ils ne sont pas contre un certain contrôle parental de l’utilisation du smartphone ou des réseaux sociaux.  Un jeune sur deux apprécie même une intervention parentale : 7 sur 10 parmi les 12-15 ans. Au quotidien, il faut savoir qu’un parent sur trois surveille déjà de près l’utilisation des smartphones de ses enfants.mutuelle, santé, ecole, adolescent, jeune, parent

Expérience négative

Enfin, les jeunes relatent aussi des expériences négatives avec les réseaux sociaux. La moitié d’entre eux ont déjà été confrontés au cyber harcèlement et quatre sur dix ont déjà publié des contenus et l’ont regretté par la suite. Plus inquiétant, un jeune sur cinq ressent une pression sociale à être présent sur les réseaux sociaux…

Du côté des Mutualités libres, on insiste donc sur le renforcement des compétences et de connaissances numériques des jeunes pour mieux les protéger contre les risques de santé qu’entraînent le smartphone et les réseaux sociaux, tant sur le plan mental que physique. Un travail important peut être mené au sein de la famille ou avec l’aide d’un professionnel adapté à ce type de problématique.

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