L’inquiétante hausse des attaques terroristes d’extrême droite

On compte une baisse de 44% de décès en 3 ans. Par contre, les attaques orchestrées par des partisans d'extrême droite n'en finissent plus d'augmenter.

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Le terrorisme semble perdre du terrain à une échelle mondiale. C’est du moins ce que révèle le nouveau rapport assez rassurant sur l’impact du terrorisme publié par l’Institute for Economics and Peace (IEP – Institut pour l’économie et la paix) publié ce 5 décembre.

L’année dernière, le nombre de décès causés par des groupes terroristes s’élevait à 18.814, soit 27% de moins que l’année précédente. Des chiffres qui diminuent pour la troisième année consécutive. Serait-on sur le point d’étouffer la menace terroriste ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais les résultats sont encourageants. D’autant que le nombre d’attaques a, lui, diminué de 23%.

 

Pour mieux comprendre ces chiffres, il est nécessaire de prendre un peu de recul. Si 96 des 163 pays suivis par l’indice ont connu un recul du terrorisme sur leur territoire; 46 ont malheureusement vu leur nombre d’attaque augmenter. Globalement, selon le rapport, 67 pays ont enregistré au moins un décès dû au terrorisme en 2017 – une baisse par rapport au triste record de 2016, qui était de 79 pays.

Ce qu’il est important de pointer, c’est que, presque par effet de vase communiquant, les attaques menées par des partisans d’extrême droite ont augmenté fortement ces derniers mois en Europe occidentale et en Amérique du Nord. En effet, la majorité des attaques répertoriées en 2017 ont été menées par «des acteurs isolés ayant des convictions d’extrême droite, nationalistes blancs ou anti-musulmans». Ces derniers ont tué 66 personnes entre 2013 et 2017, dont 17 morts et 47 de ces attaques se sont produites l’année dernière, selon l’Indice mondial du terrorisme.

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«Il y a eu une augmentation réelle et significative des activités terroristes d’extrême droite, en particulier ces deux dernières années» expliquait Tom Morgan, instigateur principal de cette enquête à l’Institute for Economics and Peace. «Les conditions sociales instables qui contribuent à ce type d’attaques ne devraient pas disparaître de sitôt.» Un climat politique délétère combiné à une détresse économique représentent un terreau très fertile pour l’extrême droite. Et c’est particulièrement le cas en Europe et aux Etats-Unis…

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