Les changements climatiques ont influencé le vote de 37% des électeurs

Les actions des pouvoirs publics pour lutter contre les changements climatiques sont insuffisantes pour huit francophones sur dix. Notre sondage le montre : la vague verte en politique repose sur une prise de conscience.

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La percée d’écolo aux élections communales avait laissé certains observateurs perplexes. N’était-ce un vote d’opposition, épidermique ? Selon notre sondage, réalisé par iVOX entre le 22 octobre et le 30 octobre 2018 auprès de 1000 Belges francophones, il n’en est rien.
Les problèmes environnementaux ont ainsi influencé le vote de 37% des francophones aux dernières élections. Une personne sur cinq déclare ainsi que la qualité et la pollution de l’air ont joué un rôle déterminant dans son choix de vote lors des dernières élections. Pour une autre personne sur cinq, la qualité de l’air a au moins joué un rôle dans son choix du 14 octobre dernier.

Les politiques sont insuffisantes pour huit Belges sur dix

La vague politique verte repose donc sur des convictions, de l’adhésion, une réelle préoccupation et non pas simplement sur une humeur ou un vote de protestation. C’est d’ailleurs une demande majoritaire en termes de solutions face aux changements climatiques : les citoyens réclament des mesures des pouvoirs publics. Huit Belges francophones sur dix estiment que les actions mises en place par les pouvoirs publics sont insuffisantes pour lutter contre le changement climatique.
En revanche, le simple citoyen se sent impuissant. Moins de une personne sur dix se reconnaît comme principal responsable des problèmes environnementaux. Et six personnes sur dix ne s’estiment pas capables, en tant que simples citoyens, de lutter elles-mêmes contre le réchauffement de la planète.

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