Constance : « Je ne savais pas que montrer mes seins allait faire un bordel pareil »

Elle a montré ses seins à la radio, elle vient chez nous montrer beaucoup plus : son spectacle, Pot pourri.

Constance © Belga Image

Vous avez fait une chronique sur France Inter sur les seins et vous avez terminé le billet en enlevant votre tee-shirt et votre soutien. Montrer vos seins à la radio vous a-t-il rendue célèbre ? 

Non, j’étais déjà connue avant. Après, ça a bien coulé dans le béton qui j’étais… (Rire.)

Le buzz sur vos seins a-t-il influencé votre billetterie ?

J’ai quand même toujours rempli des salles, il y a un public qui me suit depuis longtemps, mais disons que ça m’a ouvert à des gens qui ont été sensibles à la prise de risque. 

Vous avez bien dormi la veille ?

Je ne savais pas du tout que j’allais le faire, c’était un geste très spontané. Je crois que ça se voit dans la vidéo, j’ai l’œil qui frise…  Je me suis dit “Je vais faire ça, ça va faire marrer les copains”, je n’ai pas regardé plus loin que le bout de mon nez, c’était juste allier le geste au propos.  Je ne savais pas que ça allait faire un bordel pareil… 

Vous avez reçu beaucoup de messages d’insultes après cette chronique. Quel a été le pire ?

J’hésite entre “Espèce de grosse vache, j’espère que, quand tu auras un enfant, il se branlera sur tes seins de grosse pute” et “La meuf, elle montre ses seins et après elle viendra se plaindre si elle se fait violer”. Celle-là, elle est moderne, on voit qu’on avance, c’est chouette… Au début, ça m’a fait rire et puis j’ai eu besoin de quelques jours pour prendre du recul et finalement ça m’a donné de la force. 

Mais il y a eu aussi des messages positifs…

Énormément de messages de soutien-gorge… (Rire.) Vous savez, je suis soutenue par la Fédération française de naturisme – ce n’est pas rien !

Vous vous êtes déjà retrouvée dans une situation gênante avec un autre humoriste que vous n’aimiez pas à qui vous avez dû dire que son travail était bien ?

Je n’aime ni mentir ni être méchante, j’arrive toujours à détourner les choses ou dire les choses différemment.

Petite fille, qui imitiez-vous ?

Les profs, la famille. Un peu tout le monde… Mais j’avais besoin d’un public, alors j’alignais mes peluches sur le lit et je faisais des spectacles. Mais j’étais aussi amie avec des cailloux…

Avec quoi ?

Avec des cailloux dans le jardin. Il y avait plein de cailloux et je leur faisais des spectacles… 

Adolescente, vous aviez qui en poster dans votre chambre ?

Jim Morrison, Janis Joplin, Kurt Cobain…  Que des trucs de vieux ! Oui, que des gens qui ne sont pas de ma génération avec aussi une grande fascination pour Jacques Brel. J’étais absolument folle de Jacques Brel…

Pourquoi êtes-vous folle de Brel ?

Pour ses textes magnifiques, pour son sens de l’observation formidable, une écriture  et une interprétation très théâtrales. Son sens de la liberté me touche au plus haut point. Pour quitter la scène en disant “J’arrête car je ne suis pas un produit”, je trouve qu’il faut une paire de couilles d’enfer. 

Vos parents ont-ils été surpris de voir qui ils avaient pondu ?  Vous rêvaient-ils chercheuse au CNRS ? 

J’ai des parents fonctionnaires, je suis un cheveu dans la soupe, moi… Mais on ne m’a jamais poussée à faire des études, plutôt à être courageuse, c’était plutôt middle class comme mode de pensée…

POT POURRI, les 23 et 24/11. Fou rire, Bruxelles.  www.fourire.be

Cet article est issu de notre magazine papier. Pour plus d’infos qui piquent, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité