Les vols de câbles sur le rail coûtent cher, très cher

Ce vendredi matin, 1.200 mètres de câbles ont été volés sur les lignes de chemin de fer entre Louvain et Poucet dans la province de Liège. Ce n’est pas une première et ça coûte cher.

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Plusieurs vols de câbles sont survenus vendredi au petit matin indique Infrabel. Résultat : des retards de train importants, des passagers mécontents et, surtout, des coûts astronomiques pour le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. Loin d’être la première fois, les vols rapportent gros à ceux qui subtilisent les câbles. En juillet dernier, le responsable du réseau ferroviaire de Liège confiait au Soir que les incidents avaient lieu en moyenne tous les deux jours depuis le mois de mai, avec un pic en juin qualifié « d’épidémie« . Depuis le début de l’année, Infrabel estime avoir perdu quelque trois millions d’euros.

Pourtant, une importante opération de police survenue mi-octobre en région liégeoise avait permis de démanteler une bande organisée soupçonnée d’être à l’origine des vols de câbles. 19 tonnes de cuivre avaient été retrouvées et une vingtaine de personnes interpellées. L’enquête est d’ailleurs toujours en cours.

Multiples vols depuis plusieurs années

Petit retour en arrière et arrêt au début de la décennie. Les vols se multiplient laissant les forces de l’ordre dans l’incapacité de mettre la main sur les malfrats trop rapides. 2012 est la pire année : 1.362 vols, plus de 60.000 minutes de retards de train, 8 millions de dommages. Le fléau. Les vols diminuent petit à petit et finissent par cesser complètement jusqu’à cet été.

Derrière ces délits se cache un business plus que lucratif pour les voleurs. Depuis 2017, le coût de la tonne de cuivre est passée au-dessus des 5.000 euros. Vu la quantité subtilisée par la supposée bande, leur butin doit avoisiner les 50.000 euros. Rien que ça. Pour arrondir un peu plus leur pactole, les voleurs dérobent les câbles en aluminium qu’ils revendent également. 

Tout se passe à une vitesse grand V. Les voleurs se rendent sur les rails à proximité des autoroutes, coupent les câbles sur quelques centaines de mètres et les enroulent grâce à un camion tout-terrain pour finir par prendre la fuite. En un quart d’heure, tout est terminé. Le temps qu’Infrabel remarque la panne et envoie une équipe, les voleurs sont déjà loin. Peut-être même déjà hors du pays. Peut-être même déjà en train de revendre le matériel à l’étranger où les acheteurs ne posent pas de question sur la provenance des câbles et où la législation n’est pas aussi stricte qu’en Belgique.

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