Dix choses à savoir sur Jair Bolsonaro

Le candidat d’extrême droite est le nouveau président du Brésil. Pour le pire, selon toute vraisemblance.

Jair Bolsonaro © Omar De Oliveira / Panoramic / Photo News

Officier, pas gentleman

Militaire de formation, Jair Bolsonaro, 63 ans, a gravi la hiérarchie de l’armée de terre brésilienne jusqu’au grade de capitaine. Il en est renvoyé après avoir participé à un projet d’attentats visant des casernes.

Une valse d’étiquettes

Élu en 1988 au conseil municipal de Rio de Janeiro pour le parti démocrate-chrétien, il rejoint ensuite les progressistes réformateurs, les progressistes, les travaillistes brésiliens, les sociaux-chrétiens et, en 2018, le parti social-libéral.

Mr Propre

Le climat récent de corruption et de scandales politico-financiers fait apparaître Bolsonaro – jamais inquiété par la justice et nostalgique de la dictature d’avant 1985 – comme un homme “providentiel”.

Trump brésilien

Les observateurs le considèrent comme le pendant de Donald Trump. Comme celui-ci, Bolsonaro entend s’adresser “directement” au peuple – sans l’intervention de journalistes – et mener une politique protectionniste censée rendre le Brésil à nouveau performant.

Sale temps pour les gays

Il se déclarait en 2003 “fier d’être homophobe”, il a dit qu’il préférait que son fils meure d’un accident de voiture plutôt que d’être homosexuel et a justifié l’exercice de la violence sur les enfants “ayant des tendances homosexuelles”.

Sale temps pour les femmes

Dans un pays où la violence conjugale est très répandue, le presque nouveau président fait figure de pousse-au-crime. Il a déclaré à propos d’une députée “ne pas être capable de la violer tant elle est laide”.

Croix gammée comme signe de paix

Depuis son arrivée en tête du premier tour des présidentielles, les incidents violents se sont multipliés, notamment envers la communauté LGBT. Une croix gammée a ainsi été tailladée sur le ventre d’une jeune lesbienne. Le policier en charge de l’affaire a qualifié cette cicatrice de “signe de paix”.

Qui sème le vent…

En septembre dernier, l’ancien capitaine a survécu à une attaque au couteau effectuée par un sympathisant d’extrême gauche. Un courant politique dont Bolsonaro disait qu’il fallait arroser les partisans “à la mitrailleuse”.

Instable

Hugo Chávez, l’ancien président vénézuélien, était considéré pourtant très à gauche. Cependant, Bolsonaro l’admire. Pour lui, “rien n’est plus proche d’un communiste qu’un militaire”.

Prince ou général comme second

Le prince Luiz Philippe d’Orléans-Bragance aurait été pressenti pour occuper la vice-présidence. Mais il aurait fait attendre le capitaine durant deux heures avant un rendez-vous. Furieux, ce dernier a jeté son dévolu sur le général Hamilton Mourão, fervent partisan de l’héritage de la dictature.

Cet article est issu de notre édition papier du 24 octobre 2018. Pour plus d’infos qui piquent, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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