Beau temps, faut-il vraiment se réjouir ?

Les catastrophes naturelles sont en constante augmentation depuis 20 ans. Selon un rapport des Nations Unies, le réchauffement climatique en serait la cause.

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Boosté par 25 degrés en Belgique, ce mardi 16 octobre restera gravé comme l’un des plus chauds. Même schéma à Londres, où il a fait jusqu’à 22 degrés, mais aussi à Stockholm, où l’on a pu profiter d’un grand soleil et de 18 degrés, alors que la température moyenne à cette date est de 7 degrés. Si certains se réjouissent de cette météo clémente, d’autres tirent la sonnette d’alarme. De telles températures, même si elles sont agréables sous nos latitudes, peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Si rien n’est fait pour contenir le réchauffement climatique, ces vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes. Selon une étude du réseau World Weather Attribution publiée suite à la canicule que nous avons connu cet été, « la probabilité d’avoir de telles vagues de chaleur est généralement deux fois plus élevée aujourd’hui que si les activités humaines n’avaient pas modifié le climat. » Une hausse qui dérègle la planète et engendre de plus en plus de catastrophes naturelles. C’est exactement ce qu’il est en train de se passer en France, dans l’Aude, où des inondations survenues lundi ont fait au moins 13 morts.

Les économistes des Nations Unies rapportent que de tels événements n’ont de cesse de se multiplier. Ces derniers ont analysés toutes les grandes catastrophes naturelles survenues entre 1998 à 2017 pour tenter de quantifier les dégâts. Ils rapportent que 1,3 millions de personnes ont perdu la vie lors de catastrophes naturelles et que la fréquence et la force de ces dernières ont été multipliées par 2,5. Autre statistique inquiétante, selon ce même rapport 80% des inondations, des cyclones et des typhons qui ont eu lieu ces 20 dernières années sont dus aux changements climatiques.

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Selon le rapport du bureau américain pour la réduction des risques de catastrophe, les pertes économiques causées par les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, les ouragans et d’autres catastrophes liées au climat ont coûté près de 2,9 milliards de dollars au cours des 20 dernières années. La perte de ressources et d’actifs, telles que les habitations, les usines et les exploitations agricoles, imputable à des catastrophes climatiques plus fréquentes et généralisées, avait augmenté de 151% par rapport aux 20 années précédentes.

« Il y a une très forte augmentation du nombre d’événements liés au climat, qui représentent en réalité 77% du total des pertes économiques directes causées par les catastrophes« , a déclaré Ricardo Mena, un responsable de l’UNISDR. « Il s’agit d’informations vraiment très inquiétantes.« 

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