F-16 détruit à Florennes: que s’est-il passé à la base aérienne?

Ca faisait longtemps qu'on avait plus entendu parler de F-16. Cette fois, pas question de savoir si on va les remplacer ou pas. Jeudi après-midi, l'un d'entre eux a été détruit suite à une explosion à la base aérienne de Florennes.

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Il est encore trop tôt pour déterminer ce qu’il s’est réellement passé à la base aérienne de Florennes aux alentours de 14 heures, mais il semblerait que les premières rumeurs soient confirmées. Le F-16 qui a brûlé aurait bien été touché par des munitions de l’entrainement de l’armée elle-même. Ce qui est par contre certain, c’est que deux personnes ont été légèrement blessées. Sur des images diffusées par plusieurs médias, une épaisse fumée noire barre le ciel. Seule une piste est évoquée avec plus d’insistance : un tir accidentel d’un chasseur-bombardier sur un autre, alors qu’ils étaient tout deux au sol, aurait causé l’explosion et détruit un appareil et fortement abîmé un second. L’incident aurait eu lieu durant une maintenance par des techniciens spécialisés.

La faute à qui?

Le service de presse de la Défense a rapidement publié un communiqué pour expliquer le déroulé des évènements et certifier que les blessés étaient hors de danger et souffraient de troubles de l’audition. Sur les ondes de La Première vendredi après-midi, le commandant de la base de Florennes a fait part de son incrédulité : « un accident comme celui-là est presque de l’ordre de l’impossible« . Rentré en urgence de la base aérienne lituanienne où il se trouvait, Didier Polomé assure qu’il s’agit probablement d’une suite de circonstances au départ sans importance. « C’est rarement la faute d’une personne qui aurait pris la mauvaise décision. » Si le colonel Didier Polomé tente de temporiser, le ministère de la Défense qualifie, lui, cet incident de grave. 

Erreur humaine ou défaillance du matériel ? Le parquet fédéral s’est saisi de l’enquête et devra déterminer dans les prochains jours qui a causé l’incident et qui devra payer pour les dégâts. Ce qui est dores et déjà sûr, c’est qu’un F-16, même s’il a déjà bien servi, coûte encore des millions d’euros. Et vu le contexte qui englobe les bombardiers, l’affaire risque d’en énerver plus d’un.

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