« Il est encore temps »: qui est Félicien Bogaerts, le seul Belge de la campagne?

La planète va mal, la banquise fond, les espèces disparaissent. Tout n’est que fatalité ? Non. Félicien Bogaerts et 18 autres YouTubeurs sont certains qu’”il est encore temps”.

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Loin d’eux l’envie de culpabiliser ou de participer au climat anxiogène qui entoure suffisamment les enjeux environnementaux. Avec leur campagne “Il est encore temps”, ces vidéastes engagés proposent des pistes de solutions. Parce qu’il faut bien commencer quelque part. Une vidéo vue 4 millions de fois en deux jours, un site internet qui invite à agir d’une manière ou d’une autre, des rassemblements en France pour se faire entendre, la bande de copains a mis le paquet et ça fonctionne.

Parmi eux, un Belge. Félicien Bogaerts, 21 ans, chroniqueur sur Classic 21 et fondateur de “Biais Vert”, chaîne YouTube qui sensibilise et vulgarise sur les grandes questions climatiques. Le tout avec humour et bienveillance. “Hier encore, j’étais en terrasse à la campagne et je n’entendais pas un bruit d’abeilles ou d’oiseaux.” Un constat qui raisonne avec le rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) long de 400 pages qui fait état de (très) mauvaises nouvelles. Sauf que Félicien Bogaerts ne s’arrête pas là et teinte ses propos de réjouissances dont on a peu l’habitude quand on parle de climat.

La Belgique à la traine, mais pas à la ramasse

On commence petit à petit à voir les effets de ce dont on nous parle depuis 30 ans. Les 4 millions de personnes qui ont vu la vidéo ne sont pas que des militants écolos. Les gens sont de plus en plus sensibles aux questions du climat.” Sauf que ce plat pays qui est le nôtre manque encore cruellement de vidéastes engagés qui causent environnement. Là où en France c’est davantage le cas, d’où la majorité de YouTubeurs français.

Mais tout n’est pas perdu, loin de là et la Belgique, même si légèrement à la traine, n’est pas complètement larguée non plus. “Le problème c’est que les initiatives ne sont pas assez médiatisées alors qu’elles existent. Mais ça va se faire progressivement et l’environnement va devenir la plus grande préoccupation de la plupart des citoyens quand ils verront leur quotidien changer à cause du réchauffement climatique”.

Les médias n’aident pas suffisamment à faire grimper les questions climatiques sur le podium des préoccupations principales. En Belgique, les unes des journaux sont rarement dédiés à l’environnement. Une culture pas encore assez ancrée dans les habitudes des journalistes ? Félicien Bogaerts parle lui de médias traditionnels qui ont du mal à “déghettoïser” les questions relatives au réchauffement climatique.

Beaucoup de choses restent à faire, mais rien n’est encore perdu et il n’est pas trop tard pour commencer à entreprendre des petits changements dans nos habitudes. “Quand on se rassemble dans la rue pour se faire entendre, il ne faut pas qu’on soit 50.000, il faut qu’on soit deux millions. Comme pendant une finale de coupe du monde.

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