A beautiful day : Joaquin, un Phoenix déjà immortel

A beautiful day : Joaquin, un Phoenix déjà immortel

Y compris celui des grands festivals européens, où ses derniers films en date eurent les honneurs de la sélection officielle. Tout récemment à Venise, avec l’excellent Les frères Sisters de Jacques Audiard, en février dernier à la Berlinale pour Don’t worry, he won’t get far on foot de Gus Van Sant et en 2017 à Cannes pour A beautiful day, de Lynne Ramsay, un thriller psychologique à la violence esthétisante qui lui vaudra le Prix d’interprétation masculine. Et où il interprète un rôle taiseux – celui d’un vétéran américain à l’esprit torturé- qui lui va comme un gant, lui qui s’ennuie à mourir lors des conférences de presse auxquelles il faut bien se plier, promo oblige. Autant de performances impressionnantes qui démontrent à quel point le comédien peut endosser n’importe quel costume et être parfaitement crédible. Pour preuve, la première image dévoilée il y a quelques jours par Todd Phillips d’un Phoenix fort amaigri après un régime draconien pour incarner le personnage du Joker, l’ennemi juré de Batman.

Il n’a donc pas fini de nous surprendre, celui qui déclarait-il y a tout juste 10 ans vouloir arrêter le cinéma. “Je ne ferai plus de films. Je me consacre à ma musique. J’ai terminé, j’ai fait ce que j’avais à faire”, expliquait-il alors. En réalité, une énorme mystification de sa part, qu’il fera durer près de 2 ans hors plateau. Les médias n’y verront que du feu, allant même jusqu’à évoquer une descente aux enfers de l’acteur. La sortie de I’m still here, un faux documentaire à la base de la supercherie, révélera à quel point le Phoenix, loin de renaître de ses cendres, était toujours bien vivant et incroyablement doué pour jouer la comédie. –

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