Voitures électriques: le choix branché

La Semaine de la mobilité offre une bonne occasion de faire le point sur les derniers modèles. Le phénomène ne décolle pas encore chez nous. Pourtant, un tsunami s’annonce.

voitures_illu_ouverture_01_c_belgaimage

En 2015, le scandale du diesel chez le constructeur Volkswagen a bouleversé en profondeur la réflexion du secteur automobile tout entier. Certes, dans leurs tiroirs et leurs ateliers, ils possédaient tous déjà des projets approfondis sur les voitures électriques. Mais c’est à ce moment qu’ils ont compris qu’ils devaient leur donner un sérieux coup d’accélérateur.

Une prise de conscience majeure combinée aux exigences de plus en plus sévères des normes européennes en matière d’émissions de CO2 à partir de 2020, mais aussi au fait que la Chine mettait en place une réglementation imposant aux constructeurs 10 % de voitures électriques dans leur parc.

Depuis, chaque jour, un nouveau véhicule vient se frotter à Tesla, la mère de toutes les voitures électriques et à son génial et fantasque créateur Elon Musk. Récemment, BMW a même annoncé que sa production de voitures électriques “devrait atteindre 15 à 25 % d’ici 10 ans”. Depuis, tous suivent cette ligne de tension: Audi Aicon, Renault Symbioz, Volkswagen ID Crozz, Mercedes EQC, Mini Electric Concept, Honda Urban EV Concept ou l’Opel Granland X…. “Le tsunami électrique est inarrêtable pour des raisons évidentes de réduction des coûts de carburant (diminution de moitié), d’entretien… Les véhicules devraient aussi avoir une durée de vie plus longue”, commente Damien Ernst, spécialiste du secteur de l’énergie, professeur à l’université de Liège.

Les voitures de société freinent

Sauf qu’en Belgique, aucune révolution du monde automobile n’est possible sans un profond mouvement du secteur des voitures de société, resté jusqu’ici hermétique aux engins électriques. Le scandale du diesel a provoqué dans un premier temps une hausse des ventes des voitures essence avant qu’un frémissement électrique ne parcoure son échine. Le secteur évoque même dans une récente enquête “une part potentielle de marché de 32 % pour les véhicules électriques en 2028 et de 30 % pour les modèles hybrides”. Mais lorsqu’il y aura assez de bornes électriques et une fiscalité régionale et fédérale stable.

Pour découvrir la suite de l’article, rendez-vous en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité