Namur, ville d’avenir

Après des décennies de léthargie, la ville est en pleine transformation. La belle endormie de province, qui accueillera bientôt les Fêtes de Wallonie, est bien décidée à être enfin capitale, en pointe sur le numérique, sans rien renier de son passé ni de sa ruralité.

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Le Making Of

Les journalistes du Moustique, même si beaucoup sont d’origine wallonne, vivent aujourd’hui très éloignés de leur capitale régionale. Alors quand on s’est lancée sur le dossier Namur, il a d’abord fallu batailler un peu et fourbir ses arguments pour convaincre des atouts culturels mais aussi technologiques méconnus de cette cité qu’on dit vieillotte. Il s’agissait aussi de passer le crash-test d’un secrétaire de rédaction bruxellois. Quand il a commencé à se passionner pour ce Namur qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam, sur la bonne foi d’un Molon ou à la hauteur d’un échasseur, voilà qui nous a réjouie.

Cela donne trente pages solidement charpentées pour explorer toutes les facettes du Namur d’aujourd’hui et de demain. Car la ville a de l’avenir et ce n’est pas qu’un jeu de mots en forme de clin d’œil à nos collègues du quotidien L’Avenir. On a écouté battre le cœur d’une ville que l’appréhension collective voit souvent plus morte que vivante. Et on a trouvé une ville qui vibre au rythme de ses traditions mais s’électrise aussi au son des évolutions technologiques. À Namur, on n’aime pas faire de vagues, on prend son temps, mais on suit le cours du XXIe siècle.

Namur, une ville d’avenir

Plus de trente chantiers sont lancés. Solidement concertés, intelligemment orchestrés. Ça bouge. “Je me réjouis d’être dans cinq ans”, s’enthousiasme ce Namurois très impliqué dans le folklore local. C’est que sa ville s’est lancée dans des grands chantiers. Une passerelle cyclo piétonne enjambe la Meuse. Un nouveau téléphérique est en vue pour remplacer l’ancien. On a longtemps cru que la Citadelle serait imprenable: il a fallu cinq années d’âpres négociations pour décrocher les autorisations et obtenir un feu vert.

Des projets pour augmenter l’offre hôtelière, qui était jusqu’ici quasiment inexistante, sont lancés. La gare des bus va venir s’installer au-dessus de la gare des trains. Un centre commercial, malgré les multiples polémiques qu’il a suscitées, va sortir de terre. Une sorte de “Flagey namurois” avec le conservatoire de musique et un auditorium de 800 places est en projet. Le Casino est en passe d’être agrandi. L’objectif est de terminer ces chantiers pour 2020. Des écoquartiers naissent. C’est qu’une forte demande en logements de qualité a mis la pression. En construction, on trouve “beaucoup d’appartements et de logements au standard basse énegie”, confirme Paul de Sauvage, promoteur immobilier. “Les prix étaient tellement chers sur Bruxelles et le Brabant wallon que Namur s’est imposée”, dit-il encore.

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