Une Wallonie à découvrir

On l’oublie quand on y vit, mais la Région wallonne attire chaque année des millions de touristes séduits par ses richesses naturelles et son offre culturelle ou de divertissement. Les locaux qui partent moins en vacances en profitent aussi. Plus encore lorsque le soleil est de la partie, comme cet été.

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L’herbe est-elle plus verte ailleurs? Si on a tendance à le penser quand on planifie ses vacances ou un week-end de dépaysement, ce n’est vraisemblablement pas le cas. D’ailleurs, pour les 715.100 personnes qui ont visité une Maison du Tourisme l’an dernier, ce dépaysement se fait justement chez nous, en Wallonie. À ceux-là, il faut ajouter tous les touristes qui font cavalier seul, sans l’aide de professionnels, et sont donc difficiles à comptabiliser. À en croire les estimations du SPF Économie, il y aurait quelque 3,3 millions d’arrivées touristiques chaque année en Wallonie. Ce qui équivaut, pour l’année 2016, à 7,75 millions de nuitées réservées dans un hôtel (2,9 millions), un camping (989.000), un hébergement de terroir (2,13 millions), un village de vacances ou un centre de tourisme social (1,7 million). Ce n’est pas tout. Le Service public fédéral estime les nuitées passées dans un hébergement non reconnu, chez des amis ou dans un hôtel sans licence par exemple, à 3,4 millions.

Il y aurait quelque 3,3 millions d’arrivées touristiques chaque année en Wallonie

Ces chiffres n’ont rien d’anodins. Comme le prouvent les “Comptes Satellites du Tourisme”, ce secteur représente 6,12 % du PIB. On est certes sous la moyenne mondiale de 9 %, mais tout de même au-dessus de celle européenne établie à 4 %. La Wallonie est au niveau de la France. On peut donc franchement s’en réjouir, car le tourisme fait tourner l’économie et crée des emplois. Du côté du gouvernement, on parle de 60.000 jobs. Au total, 7,5 % de l’emploi wallon est lié au domaine du tourisme. Un taux important quand on sait que le secteur de l’agroalimentaire produit directement ou indirectement 8,7 % des emplois et celui de l’enseignement, 11,7 %. En quatre ans, assure le ministre du Tourisme René Collin, le nombre d’emplois liés au tourisme aurait augmenté de 23.000. Ils concernent une large gamme de profils de tous les niveaux de qualification.

Au total, 7,5 % de l’emploi wallon est lié au domaine du tourisme.

Pour Michel Vankeerberghen, administrateur délégué de “Wallonie Belgique Tourisme” et directeur d’“Attractions & Tourisme”, la Région a un autre avantage: sa densité d’activités. “Il y a une concentration incroyable d’attractions impossibles à délocaliser au kilomètre carré. Rares sont les pays à pouvoir s’en vanter. C’est donc un secteur sûr qui tiendra sur la longueur. On parle d’emplois permanents, saisonniers ou d’étudiants.” C’est pourquoi il est essentiel de préserver le secteur. “Dans les villes, le tourisme est important, mais il y a d’autres activités qui peuvent générer de l’emploi. Dans les milieux ruraux, c’est plus compliqué. Prenons l’exemple du domaine des Grottes de Han. S’il n’y avait pas le tourisme, le village ne serait pas développé commercialement. Ce serait un village mort. Les attractions permettent à des secteurs annexes de se développer. Les gens se logent, se déplacent, consomment de l’essence. Ça fait fonctionner l’économie globale.”

Crédit photo : WBT – Bruno D’Alimonte

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