Un coup au cœur pour les millions de patients qui prennent du valsartan

Une substance potentiellement cancérigène s’est glissé dans la fabrication d’un médicament indispensable à la survie de millions de patients: le valsartan. En Belgique, l’information est restée un peu trop discrète jusqu’ici.

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Jacques a été opéré au cœur il y a quelques années. Depuis, il vit sous Valsartan, un médicament qui traite son hypertension. C’est devenu un médicament vital pour sa survie. Ce matin, il s’est rendu en pharmacie pour s’en procurer. Il était en rupture de stock sans que sa pharmacienne en connaisse la raison. Stupéfaction. Le valsartan est utilisé pour prendre en charge l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque et en postinfarctus du myocarde récent.
La moitié des lots de Valsartan, un médicament produit en Chine, a été retirée du marché jusque dans les pharmacies. Une contamination par une impureté jugée inquiétante, le NMDA, a été découverte au début du mois. Cette substance est potentiellement cancérigène et a été introduite pendant le processus de production de la matière première du Valsartan. Ce rappel est mondial. Mais la Belgique ne s’est pas mise en ordre de bataille. Et l’information semble bien ne pas circuler plus que cela.

N’arrêtez pas le traitement mais…

La France, elle, a mis en place un numéro vert pour répondre à la panique des patients. Le mot d’ordre est clair : “n’arrêtez pas votre traitement”. L’agence du médicament tente de rassurer en expliquant qu’il n’y a pas de risque immédiat et aigu pour la santé des patients qui prennent les médicaments contaminés. Par contre, l’arrêt immédiat représente un risque immédiat. En France, 1,3 million de patients sont concernés, soit près de la moitié de ceux qui sont traités en France avec cette molécule. Neuf laboratoires sont concernés en France : Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus.
En Belgique, l’agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS) confirme ce retrait. Mais les versions génériques doivent empêcher toute pénurie, selon l’AFMPS. Ce sont les médicaments du laboratoire Sandoz qui sont retirés chez nous. Les patients concernés doivent contacter leur médecin pour connaître l’équivalent que le pharmacien pourra leur donner.

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