Côte belge: acheter un appartement à la mer

Nous sommes nombreux à rêver d’un appartement à la mer. Vous hésitez? Pourtant, les taux sont encore bas et sur certaines plages, les prix viennent de chuter.

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La côte belge ne perd décidément jamais de sa superbe. L’année 2017 a connu une hausse de 0,5 % des transactions immobilières dans les communes belges aux pieds dans l’eau. Or, 2016 était déjà une année record. Ces achats représentent ainsi 4,9 % de  toutes les transactions immobilières de Belgique et 36,4 % des ventes de Flandre-Occidentale. Depuis 2014, le nombre de transactions a augmenté de plus de 30 %. “L’importance de l’immobilier sur la côte augmente d’année en année, commente Bart van Opstal, le porte-parole des notaires pour la côte belge installé à Ostende. En 2014, le rapport entre le volume en bord de mer et le volume national n’était que de 4,5 %.” Il existe bien sûr des différences selon les communes. À elles seules, d’après le dernier baromètre des notaires sorti le mois dernier, les achats à Ostende et Knokke représentent 40 % de toutes les transactions côtières. Entre 2015 et 2016, Ostende avait pris 20 % du marché. L’an dernier, Knokke-Le Zoute a connu une croissance de  18,6 %. Coxyde, avec une hausse de part de marché de 12,2 %, vient compléter le trio de tête.

Les appartements convoités sont surtout ceux entre 150.000 et 230.000 euros.

Cela ne signifie pas que les biens partent comme les pistolets du dimanche matin. Plusieurs agents immobiliers nous confient qu’il faut en moyenne 5 ou 6 mois pour trouver preneur. Parfois, les délais atteignent un ou deux ans. Ça dépend beaucoup du type et de la qualité du bien dont le vendeur veut se débarrasser. Les grosses baraques des années 60 ou 70 dans lesquelles on s’imagine vivre en se baladant dans les beaux quartiers de Knokke seraient plutôt des attrape-nigauds. Elles coûtent une fortune, évidemment, et sont souvent à rénover de fond en comble. Néanmoins, les    propriétaires ne semblent pas disposés à brader les prix. Ils auraient même tendance à les grossir un peu. On les comprend: ces biens sont souvent issus d’un héritage et sont donc déjà payés. Rien ne presse. “Les acheteurs actuels sont plutôt à la recherche de la perle rare: un petit appartement de une ou deux chambres, si possible meublé, pas trop loin de la digue et neuf ou remis à neuf, commente Peter Jonckheere, gérant de l’agence Ultimmo basée à Coxyde. Les appartements convoités sont surtout ceux entre 150.000 et 230.000 euros. C’est logique. Un appartement à 280.000 se loue au même prix qu’un autre à 200.000. Alors pourquoi dépenser plus?”

Chaque plage a un coût

Cette réalité a évidemment un impact sur les prix. Toujours selon le baromètre des notaires, en un an, la valeur d’un appartement a en moyenne augmenté de 3,2 % pour atteindre 262.441 euros. Par rapport à 2013, ce même appartement vaut 5,6 % de plus, soit 14.000 euros. Si vous souhaitez acheter un bien immobilier à la côte cette année, mieux vaudrait donc éviter les communes en hausse, car vous pourriez arriver trop tard pour effectuer vous-même une aussi belle plus-value. En effet, si Knokke (+ 2,8 % du prix), Le Coq (+ 17,1 % par rapport à l’an dernier grâce au fait qu’il s’agit de la seule plage où il est encore possible de construire de nouveaux logements avec vue sur mer) ou Westende (+ 9,6 %) voient les prix de leurs appartements décoller, ce n’est pas le cas des communes plus proches de la frontière française. La Panne (- 6,9 %), Coxyde (- 2,6 %) et Nieuport (- 2,3 %) ont vu la valeur marchande de leurs logements baisser entre 2016 et 2017. Dès lors le prix moyen d’un appartement à Knokke, commune la plus chère, est de 465.693 euros et à Westende, la meilleur marché, 174.497 euros. À La Panne et Zeebruges, les prix ne dépassent pas non plus les 200.000 euros. Quant aux prix à Nieuport et Heist-aan-Zee, ils approchent souvent, voire dépassent les 300.000 euros…

Dès lors le prix moyen d’un appartement à Knokke, commune la plus chère, est de 465.693 euros et à Westende, la meilleur marché, 174.497 euros.

Dans les communes dont les prix viennent de   chuter surtout, les acheteurs se bousculent logiquement dans les agences immobilières et dans les banques afin d’obtenir un crédit hypothécaire au taux d’intérêt toujours suffisamment bas (en général moins de 3, voire 2 %) pour être attractif. Alors, certes, c’est un peu plus que les années précédentes, mais la remontée est douce. À en croire les objectifs de la Banque centrale européenne, ils devraient seulement atteindre les 4 % en 2020. Autant s’entendre avec son banquier avant… Acheter une seconde résidence à la côte belge est toutefois bien plus qu’un simple investissement immobilier. On le fait également, ou surtout, pour y passer du bon temps avec ses proches, les week-ends et pendant les vacances. Le reste du temps, les proprios peuvent en plus mettre leur bien en location… On s’en rend compte quand on s’y rend en plein hiver, le marché immobilier côtier est surtout un marché de secondes résidences. Seuls 20 à 30 % des propriétaires y résideraient vraiment. Les autres ne viendraient profiter du bon air que pendant leur temps libre. Pourquoi pas vous?

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