Quand Facebook vous veut du bien

Autant adoré que détesté, le réseau social de Mark Zuckerberg est en train de tester de nouvelles fonctionnalités pour mieux protéger ses utilisateurs. On fait le point.

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Facebook a connu de meilleurs jours. Récemment touché de plein front par le scandale Cambridge Analytica, il devra payer 565 000 euros au Royaume-Uni pour avoir insuffisamment protégé les informations personnelles de ses utilisateurs. Comme pour se racheter une réputation, le géant du web prépare de nouvelles options pour (cette fois-ci) préserver ses abonnés de certains dangers.

Identifier ces inconnus qui vous contactent sur Messenger

“Hello, how are you ?“, “Beauty“, “Salut ça va ?“… Nous avons presque tous reçu un jour ce type de message de la part d’inconnus voulant engager la conversation sur la messagerie Facebook Messenger. S’il est déjà possible de ne pas « accepter » ces messages et de bloquer leur émetteur, il sera bientôt possible d’obtenir certaines informations sur ces comptes (a priori) suspects, comme le numéro de téléphone à partir duquel le profil a été créé. Une fonctionnalité qui pourrait s’avérer utile quand on sait que Messenger est parfois utilisé par certains arnaqueurs, hackers et usurpateurs d’identité. Cette option est actuellement en phase de test, comme l’a confirmé Dayla Browne de l’équipe Messenger au média Motherboard (Vice).

Capture d'écran © Motherboard

Éviter habilement les spoilers

Les fans de Game of Thrones ne le savent que trop bien : mieux vaut éviter de parcourir le fil d’actualité Facebook au lendemain d’un nouvel épisode de la série si l’on ne veut pas se faire spoiler. Pour éviter à ses utilisateurs ce “désagrément“, le réseau social américain prépare une nouvelle option baptisée « keyword snooze » (mots clés en sourdine), actuellement en phase de test chez un nombre restreint d’utilisateurs. L’outil permettra de masquer pendent trente jours les contenus liés à certains mots clés choisis par l’internaute comme « Jon Snow » ou « Westworld ».

Capture d'écran © Shruthi Muraleedharan, News Feed Product Manager

S’adresser à tout le monde

Plus insolite comme information, mais néanmoins importante pour les habitants du Grand-Nord canadien, Facebook veut traduire son interface en inuktitut, une langue parlée par près de 30 000 personnes. Dans un souci de collaboration, le réseau social propose à ses abonnés (qui parlent l’inuktitut) de se prononcer par vote sur les suggestions de traduction. Les résultats serviront à établir une version “inuktitute“ de Facebook qui sera lancée dans un an. « La reconnaissance par Facebook de son rôle dans la promotion et l’utilisation de l’inuktitut est très appréciée, particulièrement au Nunavut, où c’est la langue publique majoritaire », a déclaré Aluki Kotierk, présidente de Nunavut Tunngavik. « C’est particulièrement bienvenu, parce que les Inuits du Nunavut utilisent Facebook pour garder contact entre eux ».

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