Diables Rouges : La fête continue

Belgique - Brésil, c’était le quart de finale que tout le monde attendait.

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Même pour les Français qui, pourtant, n’ont jamais longtemps fait taire leur patriotisme claironnant et n’ont pas raté beaucoup d’occasions de se porter candidat à la victoire finale. Ils n’ont pas été déçus. Il fallait entendre les commentaires sur TF1: “C’est beau de voir ce niveau face au Brésil”, “Fantastique Hazard, c’est extraordinaire ce qu’il fait, sa technique… Ce soir le Brésil joue en rouge”, “Quelle équipe, de Courtois à Lukaku, ils ont des leaders et un collectif. Je suis émerveillé”. L’ébloui en question, c’est Youri Djorkaeff, vainqueur avec la France de la Coupe du monde 98! La Belgique, c’est donc les   Français qui en parlent le mieux, mais pas sûr qu’ils ne s’inquiètent pas de ce qui les attend. Un autre qui s’inquiète, peut-être le seul au pays désormais, c’est le gars de Krëfel qui a eu la bonne idée de promettre le remboursement de tous les téléviseurs achetés chez lui avant le Mondial si les Diables marquaient 15 buts. Ils sont à 14… avant d’affronter la France.

Le Mondial des Belges, mais aussi les 53 matches des 31 autres nations, nous les avons vécus dans les rues, les places, les bars, sous une déferlante noir-jaune-rouge et avec aussi les couleurs portugaises, espagnoles, fran-çaises, allemandes… Mais surtout avec les équipes de la RTBF, les commentaires en direct à la radio et à la télé, Le Grand Bistro ou Place Diables Rouges. Il y a eu les débordements bienvenus de Rodrigo Beenkens qui disait ce que tous nous hurlions devant nos écrans et la double inspiration – le fond comme la forme – de Philippe “Bordel” Albert pour exulter au nom de 2 millions de téléspectateurs francophones (minimum). Mais hors de ces moments d’exception, il y a le formidable “ordinaire” d’un service public qu’on n’avait pas non plus rêvé à ce niveau. Michel Lecomte peut être fier de ses rejetons, Benjamin Deceuninck et son équipe de chroniqueurs et de consultants.

Dans ses reportages décalés, ses revues du Web, des images inaperçues comme dans les analyses tactiques, elle s’est montrée moderne et experte, cool, drôle, surprenante, décontractée, capable de bons mots, de morales bien senties et d’écarts de langage. On les a tant écoutés avec plaisir qu’il était normal qu’ils continuent à parler pour nous en racontant leurs émotions. Merci pour cela et aussi pour avoir spontanément souligné l’apport des Belges issus de l’immigration marocaine, albanaise, congolaise. C’est aussi une fierté de l’esprit belge (le coach Martinez et ses joueurs en ont aussi mis une belle     couche). Les Diables qualifiés, la Belgique généreuse… Comme l’aurait dit Philippe “Bordel” Albert: “C’est d’une logique implacable”.

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