Nous manquons de précipitations

Les pluviomètres sont quasiment à sec. Mai et juin  ont été trop peu arrosés. La sécheresse nous guette.  En Flandre, c’est déjà l’alerte.

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La Belgique, pourtant pas un royaume né de la dernière pluie, est à sec. Au moins en Flandre, dans le Hainaut, le Brabant wallon et la Région bruxelloise. Les Ardennes sont préservées pour le moment. L’IRM, l’Institut royal météorologique, a enregistré un record de manque de précipitations en mai et juin. Un phénomène comme on n’en avait plus vécu depuis 1921. À la sécheresse de mai et de juin s’ajoute le mois de février dernier qui a été de surcroît trop peu arrosé aussi. Et ce n’est pas juillet qui va recharger les réserves d’eau.

Juillet s’annonce chaud et sec”, confirme David Dehenauw, météorologue à l’IRM et “Monsieur Météo” sur RTL-TVI et sur la chaîne flamande VTM. “En termes de sécheresse, on a connu pire en juillet 2016 et 2017, tempère-t-il toutefois. Et l’été 1976 reste toujours le plus sec de tous avec 11,8 millimètres de pluie par mètre carré seulement. Ici on est à 15,8 millimètres. Mais normalement on devrait tourner autour des 70 millimètres de pluie par mètre carré.

Orages, ô désespoir. Ils ont eu beau éclater – et on en aura encore quelques-uns dans les jours à venir -, ils n’ont en rien réglé le problème. Ces orages sont souvent locaux: il pleut avec frénésie sur un endroit très précis et pas une goutte à quelques mètres de là. Et, de toute façon, ils ne remplissent pas les nappes phréatiques. Si en Wallonie tout baigne toujours pour le moment, c’est que la région possède d’impor-tantes réserves d’eau qui permettent d’éviter les pénuries. Aucune restriction de la consommation d’eau n’est d’ailleurs prévue par la Société wallonne des eaux. Mais la situation est évidemment étudiée de très près.

Pour le dire autrement, on commence à se rapprocher d’une situation de sécheresse, mais on n’en est pas à devoir s’abstenir d’arroser nos pelouses ou de laver nos voitures. Et l’eau potable continue à couler à flots. Mais la situation agricole est plus préoccupante. La sécheresse “de sol” menace. Il existe en effet deux types de sécheresses: la “superficielle” et la “profonde”. Cette dernière touche les nappes phréatiques, elle est plus lente à se faire ressentir. Mais la sécheresse “superficielle” de sol concerne directement les plantes et a un impact bien plus direct sur les productions.

En Flandre, la situation devient plus inquiétante. Des mesures ont commencé à être prises comme à Oosterzele qui interdit donc le tuyau d’arrosage pour décrasser la carrosserie de son automo-bile et le remplissage des piscines. Les autorités flamandes ont annoncé une “sécheresse extrême”. En région anversoise, l’Agence de la nature et des forêts a décrété le code orange pour plusieurs réserves naturelles, ce qui indique un risque d’incendie.

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