De Bruxelles à Paris, tout ce que vous devez savoir sur les grèves du rail

En Belgique et en France, les syndicats bloquent à intervalles réguliers la circulation des trains par des actions variées.

Grève CGSP © Photonews

Que se passe-t-il à la SNCB ?

L’arrêt de travail

Refroidi par l’impopularité de leur grève l’année dernière pendant les examens, les syndicats du rail ont lancé quatre préavis de grève pour la fin du mois de juin et pas avant. Même si l’un des préavis (celui du Syndicat autonome des conducteurs) est actuellement suspendu après une rencontre avec la direction de HR Rail, les autres courent toujours.

La discorde

Les syndicats demandent des avancées concrètes sur plusieurs dossiers. La CGSP-Cheminots grogne à propos de la réforme des pensions. Elle s’inquiète de voir certains cheminots non repris sur la liste des agents bénéficiant d’un coefficient de pénibilité. Pour le Syndicat autonome des cheminots (SIC), le problème se situe plutôt du côté de la proposition de revalorisation salariale.

3 milliards d’économies

Le gouvernement a dégagé en début d’année 5,3 milliards d’euros pour ses plans pluriannuels d’investissement. Mais du côté des syndicats, notamment à la CGSP, on s’inquiète des choix budgétaires fixant des économies de 3 milliards et surtout des dures réformes en cours.

Le service minimum

Si la grève de la fin du mois se confirme, la SNCB a annoncé vouloir appliquer le “service minimum”, soit la loi sur la continuité du service du transport ferroviaire de personnes en cas de grève. Ce serait une première dans notre pays.

Et chez nos voisins français ?

Train SNCF © Belga Image

La grève “perlée”

Le 3 avril dernier, en France, les syndicats ont entamé une grève un peu particulière: 48 heures tous les cinq jours. La grève “perlée”. Certains syndicats, dont la CGT, ne cachent pas qu’il est possible que la grève se poursuive en juillet. Pour un total de 36 jours de grève en trois mois.

Les frictions

Cette grève trouve son origine dans la réforme du statut des cheminots et la crainte de la privatisation. Ce statut concerne actuellement 131.000 personnes et fixe l’essentiel des garanties collectives : conditions d’embauche, rémunérations, carrières, etc. Les cheminots craignent aussi la transformation de la SNCF en société anonyme.

Un milliard en 10 ans

À la SNCF, selon le gouvernement, le plan annoncé de la réforme des statuts devrait permettre d’économiser environ un milliard d’euros en 10 ans. De leur côté, les syndicats s’inquiètent plutôt pour la dette de la SNCF, soit 46,6 milliards d’euros fin 2017. Comment la gérer et la diminuer sans impact sur leur travail ?

Le service prévisible

Face à ce mouvement, en France, l’idée d’un service minimum refait surface. Mais si la loi tente, depuis 2007, de concilier droit de grève et continuité du service public, il ne s’agit pas d’un service minimum. Cette loi voulue par Nicolas Sarkozy n’a pas instauré un “service minimum” mais un “service prévisible” selon les syndicats. Les grévistes doivent se déclarer au plus tard 48 heures à l’avance.

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