Mondial 2018 : ne pourrait-on pas pour une fois être supporter et exigeant ?

La préparation belge à la Coupe du monde est pleine de surprises. Jusqu’au feu d’artifice final ? 

Mondial 2018 - Martinez ©BelgaImage

Dans la liste officielle des 23 + 1 joueurs, on ne sait pas si l’éviction de Benteke ou le sauvetage de Tielemans et de Dendoncker se justifient par des considérations tactiques (celles qui ont écarté Nainggolan?) ou si Roberto Martinez a voulu contredire le verdict des noms sur les matelas sur-mesure. En tout cas, la fureur médiatique est retombée autour de notre équipe nationale, surtout au sein de la RTBF. Après avoir vertement critiqué l’inflexibilité du sélectionneur (pas d’essai, pas de plan B, pas de joueur tatoué à crête), le service des sports s’est adouci, peut-être parce qu’il est appelé à commenter des rencontres qui doivent cartonner (800.000 personnes devant Belgique-Portugal et un record de 56,5 % de parts de marché!). Donc, pas de défaitisme. À part Philippe Albert, qui soupire qu’on n’y arrivera pas contre les nations du Top 10 (1 victoire en 15 matchs), tout le monde se dit que rien n’est grave puisqu’en 86 tout allait mal, que l’équipe avait moins de talents et qu’il a fallu le dieu Maradona pour nous sortir en demi-finale…

Ce n’est pas gagné

Ne pourrait-on pas pour une fois être supporter et exigeant ? Compter moins sur un miracle que sur des solutions ? Les problèmes, eux, sont là. Certes, quelques joueurs sont parmi les meilleurs du monde, mais l’état de forme de l’équipe de base inquiète. De Bruyne est devenu génial, Vertonghen et Hazard se sont encore améliorés, Lukaku aussi. Mais Courtois et Mertens sont moins prodigieux. Alderweireld et Meunier ont peu joué et pas impressionné, mais toujours plus que Chadli. Carrasco avait perdu sa place à Madrid avant son exil chinois. Witsel est plus neutre que jamais. Fellaini, souvent blessé, n’est plus titulaire. Mertens est fatigué. Batshuayi sort de l’infirmerie où sont toujours enfermés Vermaelen et Kompany qui, après avoir brièvement démontré toute leur classe en club, viennent de prouver combien ils restaient d’une désespérante fragilité. Ce n’est pas gagné. Mais il nous restera toujours le premier sport pratiqué pendant la Coupe du monde: refaire sans fin le match.

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