Le plus assidu à la “trumpisation”, c’est Charles Michel

Tout est devenu trumpisation. Mais pas  la N-VA et ses Wallons obèses. Ça, non… 

Le plus assidu à la “trumpisation”, c’est Charles Michel

Il est pratique, finalement, ce Trump. Dès qu’une question est posée ou une critique émise, le simplet de Washington a permis de botter en touche via une accusation commode: trumpisation! N’évoquez plus le Kazakhgate ! Ne dites plus: Belgique paradis fiscal pour ultra- riches ! Ou que la lutte contre l’évasion fiscale est une farce ! Et c’est mal d’insister sur les décumuls. Ou sur le népotisme, avec un Premier ministre qui n’a jamais bossé qu’en politique, puisque papa l’a catapulté ministre à 24 ans. Et, surtout !, ne dites pas que les tirs de police sur la petite Mawda pourraient être le fruit amer d’une politique migratoire violente, ouh là là !

En affirmant des horreurs pareilles, vous faites du “trumpisme”. Et rideau ! Pas de réponses. Pas de débat. Toutes les critiques sont devenues trumpisantes. Surtout si elles viennent du seul parti à être partout dans l’opposition et que dans les sondages Écolo grignote les autres, dont le cdH. Pour Benoît Lutgen, il pratique donc du “populisme vert” ! Mais le plus assidu à la “trumpisation” d’à peu près tout, c’est Charles Michel. Une attaque? Charly prend son air outré (il le fait bien, à force) et vous balance du trumpisme! Un contre-argument? Pouf, trumpisation aux méthodes d’extrême droite! Ou une de ses variantes: poujadisme, populisme, simplisme, extrémisme… C’est tellement pratique qu’il a globalisé toute l’opposition (hors néo-potes du cdH) dans la même trumpisation effrénée.

Rappelons d’abord à Charly-la- Gâchette, l’homme qui tire du trumpisme plus vite que son ombre, que d’abord il est du même parti qu’Alain Destexhe. Ensuite que dans son gouvernement pas trumpisant du tout, il y a quelque Theo Francken, dont on peut dire sans trumpiser à l’excès que les tweets et déclarations ont fini par surpasser ceux du maître Trump. Et enfin qu’au moment où il accusait le reste du monde de verser dans la trumpisation, une svelte députée du parti copain-copain N-VA, Yoleen Van Camp, proposait de scinder la sécurité sociale… parce que les     Wallons sont plus obèses que les Flamands. La flofloche du nouveau grand jeu politique du “C’est celui qui le dit qui l’est” est donc décernée à Charles Michel. À l’unanimité. 

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