Un quiz pour connaître son type de peau et mieux prévenir le cancer

Une personne sur cinq développera une forme de cancer de la peau au cours de sa vie. C'est beaucoup. Surtout lorsque l'on sait que c'est l'un des plus évitables. 

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Avec 2.500 cas par an en Belgique, le mélanome, le plus agressif des cancers de la peau, est en constante progression. Plus largement, on estime qu’une personne sur cinq développera une forme de cancer de la peau au cours de sa vie. D’après la Fondation contre le cancer; le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire, les formes les plus fréquentes, représentent environ 80 % des cas.

Pourtant, le cancer de la peau est l’un des plus évitables. L’association Euromelanoma donne des conseils précieux : « Au quotidien, quelques mesures concrètes comme porter des vêtements protecteurs, éviter en été le soleil entre 11h et 15h, rechercher l’ombre, appliquer régulièrement des crèmes solaires sont les principales recommandations classiques.»  En plus de ces gestes efficaces, un auto-examen ou l’oeil expert d’un proche apporte une sécurité supplémentaire. Pour la Fondation contre le cancer, dans la grande majorité des cas, un cancer cutané apparaît à la suite d’une exposition excessive aux rayons ultraviolets naturels (soleil) ou artificiels (solariums, bancs solaires, lampes à ultraviolets). « Les carcinomes cutanés atteignent tant les hommes que les femmes. Le mélanome est par contre plus fréquent chez les femmes », ajoute la Fondation.

Un quiz en ligne

Le type de peau peut aussi modifier le risque (pour connaître le vôtre, cliquez ici). Car s’il n’est pas possible de modifier son risque génétiquement déterminé de développer un mélanome, la prévention doit être plus importante pour une peau claire avec des taches de rousseur que pour une peau plus foncée ou une peau mate. Et lorsqu’une une lésion suspecte apparaît, la prise d’un rendez-vous chez un médecin ou un dermatologue est indispensable. Un diagnostic précoce rend les chances de guérison complète très élevées.

L’immunothérapie

Aujourd’hui, grâce notamment à la prise de rendez-vous annuelle chez un dermatologue des personnes à risques ou âgées de plus de 40 ans, la grande majorité des cancers est diagnostiquée tôt et peut être guérie par la chirurgie. Des avancées thérapeutiques comme l’immunothérapie (remboursée pour les patients atteints de mélanome avancé) peuvent aussi être envisagées. Pour le Professeur Neyns, oncologue à l’UZ Brussel, des progrès sont constatés avec cette thérapie qui est généralement bien tolérée par les patients : « Chez plus de 40% des patients à l’étude, la tumeur a diminué ou complètement disparu après le début du traitement et pas moins de 50% des patients sous immunothérapie étaient encore en vie trois ans après avoir commencé leur traitement. Autre résultat remarquable, lorsque l’on cesse d’administrer cette thérapie à ceux qui ont bien réagi au traitement, 97% d’entre eux n’ont aucune récidive dans l’année qui suit.»

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