Épargne : comment offrir (vraiment) une belle vie à vos enfants

Sept Belges sur dix épargnent pour leurs enfants ou petits-enfants. La majorité sur le carnet de dépôt… À tort.

Sept Belges sur dix épargnent pour leurs enfants ou petits-enfants. ©Fotolia

Certains le font pour aider leurs enfants ou petits-enfants à acquérir plus rapidement un appartement une fois qu’ils ont quitté le domicile familial. D’autres pour payer leur première voiture, leurs études et leur kot ou à monter leur propre entreprise. En Belgique selon une enquête de BPost, 73 % des parents et 28 % des grands-parents épargnent pour leur progéniture. En moyenne, les parents mettent 46 € de côté par mois et les grands-parents, 36 €. Ils veulent atteindre la somme de 10.000 euros pour les 18 ans des petits… Dans la majorité des cas (86 %), l’argent est accumulé sur un compte d’épargne ouvert à leur propre nom à la banque. Plus ils commencent tôt, moins le sacrifice financier est important, puisque la somme à verser mensuellement pour atteindre l’objectif est plus faible. 

La solution du livret est sans doute la plus simple et la plus sûre. Pas la plus rentable. Les taux installés à 0,11 % dans la plupart des banques sont planchers, même si certaines institutions sont un peu plus généreuses pour les mineurs et montent jusqu’à 0,85 %, notamment chez CPH Banque. En termes réels, en tenant compte de l’inflation, les rendements sont tout de même négatifs. À leur majorité, vos enfants auront donc moins que ce que vous pensiez leur léguer pour qu’ils prennent leur envol de leurs propres ailes. Quelles sont les autres solutions qui s’offrent à vous? Tout dépend bien sûr de l’horizon d’épargne. Mettre de l’argent de côté pour un nouveau-né ou un ado demande deux stratégies différentes. Dans le second cas, le livret demeure vraisemblablement la moins mauvaise des options. De plus, il pourra déjà avoir sa propre carte bancaire pour apprendre à gérer ses finances, à effectuer des virements, à épargner lui-même, à gagner l’argent de ses jobs d’étudiants, etc. 

Placement branché

Si le délai d’investissement est plus long, il peut s’avérer intéressant d’opter pour des placements un peu plus risqués, sans tomber dans les mauvais travers. Sinon votre enfant risque de se retrouver sans le sou à sa majorité. Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Il peut être judicieux d’acheter des bons de caisses ou des obligations d’État sur dix ans. Ou encore d’acheter les produits “Junior” des banques, c’est-à-dire des assurances des branches 21 (rendement garanti), 23 (à risques) ou 26 (rendement garanti également). 

Si par contre vous commencez à épargner dès la naissance de vos têtes blondes, et que l’investissement dure plus d’une décennie, il peut s’avérer malin de se tourner vers des produits plus risqués comme les actions boursières. Au fil des années, vous pourrez rééquilibrer le portefeuille du petit en passant à 75 % d’actions, et 25 % d’obligations d’États européennes très sûres, et ainsi de suite jusqu’à inverser la tendance. À la veille de son 18e anniversaire, vous pouvez tout revendre et lui transmettre – sauf si les choses ont mal tourné, ce qui n’est pas impossible – un beau petit pactole. 

Avoir un conseiller en investissements : un truc de riches ?

Le coût d’un conseiller en investissements varie selon la complexité de votre portefeuille et l’identité des professionnels que vous sollicitez. Ces derniers prennent des commissions sur les produits placés et facturent des honoraires pouvant atteindre 1.500 euros de l’heure. Mais Olivier Fumière, conseiller chez Belfius, rassure: “Il ne faut pas forcément beaucoup d’argent pour investir puisque 25 euros par mois suffisent pour commencer. Il suffit de se rendre en agence, ou sur notre application Belfius Direct Net. Il y a bien sûr un certain nombre de frais, mais c’est abordable. Ça dépend aussi de la durée de l’investissement. Il y a les coûts “one-shot” et d’autres récurrents et variables. Le client en est informé de façon transparente avant de se lancer.”

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Moustique du 23 mai 2018 - Cover ©Moustique

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