Benjamin Maréchal: le CSA ouvre une instruction

L’animateur a beau avoir quitté C’est vous qui le dites ce 15 janvier, officiellement pour se reposer,  l’ «Affaire Benjamin Maréchal» n’est pas finie. Le CSA a jugé ses propos suffisamment graves pour agir.

 

Benjamin Maréchal - C'est vous qui le dites ©BelgaImage

Flash back: le 12 janvier, c’est le sujet qui fâche de trop. Question du jour: «On peut jouir lors d’un viol, je vous signale, Brigitte Lahaie l’a dit sur BFMTV, que lui rétorquez-vous?» Cela faisait des mois que C’est vous qui le dites jouait avec les limites. Ici, outre la problématique envisagée, c’est tout le contenu de l’émission qui a choqué. Et le public a réagi en masse.

45 plaintes

Le CSA prend le temps d’analyser l’affaire. Aujourd’hui, les 45 plaintes sont entendues et le dossier jugé recevable: «Après écoute, le secrétariat d’instruction du CSA estime que ces éléments sont susceptibles de porter atteinte au respect de la dignité humaine et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Certaines plaintes mentionnent en particulier les interventions d’une journaliste invitée sur le plateau et soulèvent donc potentiellement un enjeu de déontologie journalistique.»

Que va-t-il se passer ?

Dès lors que l’enquête est entamée, le CSA a fait appel au Conseil de déontologie journalistique «de manière à recueillir son avis préalable. Il traitera l’ensemble du dossier dès réception de l’avis du CDJ».

Un exemple à suivre

Ce qu’on retient ? Qu’on ne peut pas dire n’importe quoi à l’antenne du service public. Que la liberté d’expression est encadrée par la loi. Que le CSA n’agit pas à la légère, qu’il n’est pas un censeur mais un garant de la démocratie et du respect des citoyens, en s’appuyant sur les spécialistes du domaine. Que tout auditeur ou téléspectateur choqué a la possibilité de réagir. Et sa voix peut faire bouger les choses. Une bonne nouvelle.

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