Une loi rend le don d’organe systématique aux Pays-Bas

Avez-vous déjà considéré le fait de vous inscrire explicitement sur une liste de donneurs d'organes?

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Le parlement néerlandais a approuvé une loi, après un vote très serré, qui prévoit l’enregistrement de tous les citoyens majeurs en tant que donneurs d’organes, sauf s’ils le refusent explicitement. En bref, nos voisins hollandais vont recevoir deux mails dans les prochains mois. Ils devront répondre à ces derniers, indiquant s’ils sont d’accord ou non de faire dons de leurs organes. S’ils ne réagissent pas à ces deux missives, ils seront automatiquement inscrits sur la liste des donneurs, ce qui n’empêche pas que les familles soient tout de même consultées avant la moindre intervention.

L’initiative, qui est déjà effective en Belgique, peut sembler saugrenue : mais elle répond à un besoin très important. Aux Pays-Bas, 57 personnes en attente d’une transplantation d’organe sont décédées, et ce durant le seul premier trimestre de 2016. Aujourd’hui la probabilité d’avoir un jour besoin d’un organe est huit fois plus grande que celle de pouvoir faire don de ses organes. De plus, une seule personne donneuse peut permettre de sauver jusqu’à sept vies. Un chiffre non-négligeable.

1292 personnes en attente d’un don d’organes

L’an dernier, 348 Belges ont ainsi donné un organe après leur décès, alors que 99 personnes ont décidé de faire un don de leur vivant. Des résultats qui placent la Belgique à la première place des donneurs, selon le réseau Eurotransplant, qui compte huit pays en son sein. Malgré tout, 1292 personnes sont encore en attente chez nous. Rappelons pourtant qu’en Belgique, le don d’organes peut s’effectuer sans le consentement de la personne décédée, sauf si elle a explicitement formulé de son vivant qu’elle ne voulait pas le faire.

En Wallonie, il est possible, de prévenir sa commune de ses volontés en la matière. Mieux, pour la toute première fois, le citoyen qui se rendra aux communales en octobre prochain pourra faire part de sa décision concernant le don d’organes. Dans le cas où cela n’a pas été formulé, c’est à la famille de la personne décédée que revient la décision d’accepter le don, ou non. Un principe qui est inscrit dans la loi et qui, mine de rien, a déjà permis de sauver des centaines de vies.

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