Bart De Wever: l’intello inculte

Propulsé par De Slimste Mens ter Wereld ("Le plus intelligent du monde"), programme phare de la VRT, Bart De Wever est un “intellectuel” qui ne sait pas compter, lire, entendre, se souvenir…

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Sondés par le journal De Morgen, nos amis du Nord estiment qu’il est l’“intellectuel” le plus influent de Flandre. C’est préoccupant. Parce qu’à moins que l’intellectuel ait fort changé ces derniers temps, il m’avait semblé devoir posséder certaines qualités. Or prenons la dernière “pensée” selon BéDéWé: ouvrir nos frontières aux réfugiés et leur apporter des soins “mettra inévitablement notre Sécurité sociale en péril”.

Visiblement, le plus grand “intellectuel” flamand du moment ne sait pas compter: l’accueil et les soins apportés à quelques centaines de migrants du parc Maximilien (pour la plupart en transit) sont une milli-goutte d’eau dans l’océan de nos dépenses en Sécu. Il prétend aussi que l’ouverture totale des frontières aux migrants est “voulue par une gauche naïve, laxiste ou cosmopolite”. Visiblement, le grand “intellectuel” flamand est incapable de rigueur. Aucun parti belge de gauche, du centre ou d’ailleurs ne préconise une ouverture totale des frontières. Aucun.

Quand il agite le hochet de l’immigration comme danger pour l’économie, le grand “intellectuel” flamand ne sait pas écouter, non plus. Chiffres à l’appui, la Banque nationale vient encore de démontrer la nécessité absolue de nouveaux migrants pour le marché du travail. Aujourd’hui. Alors qu’il se prétend historien, le grand “intellectuel” flamand ne veut pas davantage rappeler que ce sont ses amis les patrons qui ont sommé l’État d’organiser les plus grandes vagues d’immigration. Et quand il utilise une référence littéraire, le grand “intellectuel” flamand ne sait pas lire.

Dans une carte blanche, il “cite” une (vraie) grande intellectuelle allemande, réfugiée juive, longtemps apatride, philosophe et politologue: Hannah Arendt. Dans ses Origines du totalitarisme, écrit en 1951, il pêche un extrait (hors contexte) pour appuyer son propos sur la nécessité de fermer les frontières des États… Alors qu’Hannah Arendt déplore exactement le contraire dans ce livre de référence en partie consacré aux apatrides: l’obligation d’avoir une nationalité pour pouvoir vivre en bénéficiant des droits de l’homme. Le voilà, le plus grand “intellectuel” flamand actuel: inculte. Ou manipulateur…

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