Elise Mertens, celle qu’on n’attendait plus

Cette nuit, la Belge s'est imposée en quart de finales de l'Open d'Australie

belgaimage-131890750-full

Qu’elle semble loin l’époque où Justine Henin et Kim Clijsters enchaînaient les performances au plus haut niveau. Rien qu’en Grand Chelem, les deux anciennes gloires cumulent pas moins de 11 titres (4 pour Clijsters, 7 pour Henin). Depuis leur départ à la retraite, Henin en 2011 et Clijsters en 2012, les amateurs n’ont malheureusement eu que peu de raisons de s’enflammer.

Bien sûr, le tennis masculin peut compter sur son équipe de Coupe Davis et sur les exploits individuels de David Goffin. Mais du côté féminin, la relève ne s’est hélas pas montrée à la hauteur des attentes. Qu’il s’agisse de Yanina Wickmayer (une seule demi finale en 2009 à l’US open) ou Kristen Flipkens (½ finale à Wimbledon en 2013), les joueuses belges n’ont plus brillé. Jusqu’à Elise Mertens…

A 22 ans, elle a patiemment construit sa carrière. Elle a suivi une formation à la Mouratoglou Tennis Academy, dirigée par Patrick Mouratoglou, l’entraîneur de Serena Williams. Dans un récent entretien accordé à la RTBF, ce dernier souligne les qualités de celle qu’il suit encore avec beaucoup d’attention: «Elise a toujours beaucoup bossé. Elle a toujours été très sérieuse dans son travail mais en plus elle montre beaucoup d’ambition et beaucoup de confiance en elle.» Un mental d’enfer qui explique une partie de son excellent début d’année: en janvier, elle remporte le tournoi d’Hobart et à l’Australian Open, elle n’a encore perdu aucun set. Après avoir écrasé la 4e joueuse mondiale en quart de finale, elle livrera sa première – et certainement pas dernière – demi-finale d’un grand chelem dans la nuit de mercredi à jeudi.  

Sur le même sujet
Plus d'actualité