Demain sera bien

L'appel à projets Générations Solidaires a été lancé ce lundi 15 janvier. L'objectif ? Accompagner et soutenir des initiatives citoyennes dans un projet solidaire et durable. Nous avons rencontré sa responsable Katel Fréson. 

Demain sera bien

Et si les acteurs de demain étaient déjà parmi nous ? C’est sur ce postulat qu’a été lancé l’année dernière l’appel à projets Générations Solidaires en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin. Les organisateurs avaient alors reçu 149 projets dont 122 éligibles. De bons chiffres qui les ont encouragés à relancer la machine cette année. Nous avons voulu en savoir plus avec Katel Fréson, responsable du projet sociétal pour les Éditions de l’Avenir. 

Comment est né Générations Solidaires ?

C’est une initiative qui est née au sein du groupe L’Avenir. En plus d’être le relais de chouettes projets, on s’est dit qu’en tant que journalistes, nous avions aussi une responsabilité sociétale. Nous avions envie de soutenir des initiatives solidaires, un peu dans la même veine que le film Demain. Nous avons d’abord lancé une étude auprès de de nos lecteurs. Celle-ci a révélé que la valeur la plus importante pour eux était la solidarité. Nous avons dès lors décidé de lancer un projet en association avec la Fondation Roi Baudouin. L’appel à projets Générations Solidaires a été lancé le 1er février et en avril, nous avions déjà reçu 149 projets. On en a retenu dix. Ces dix nominés ont eu droit à une certaine visibilité médiatique. Parmis ces dix projets, trois ont été sélectionné par un jury indépendant mis en place par la Fondation Roi Baudouin. Le premier prix (Les Amis de Zoé) a reçu 10 000 €, les Prix Coup de cœur (Le Collectif des citoyens solidaires de Namur) et Coup de pouce (Share Food) ont tous deux reçu 5000 €.

Cela vous parait important qu’un média initie ce genre de projet ?

Il s’agit en fait de notre projet de société. Au sein du personnel, nous avons trente ambassadeurs Générations Solidaires. Le rôle d’un ambassadeur est de faire le relais de l’appel à projet et d’être bénévole au moment de la remise des prix (tenir le bar, etc.).

À qui est destiné cet appel à projets ?

À tout groupe de citoyens (ou à une ASBL) qui veut lancer un projet solidaire au profit des autres, dans son quartier, sa commune, sa région. Ce ne sont pas des projets destinés à l’étranger, mais à destination des Wallons et des Bruxellois.

Quels sont les critères de sélection du jury ?

Avoir dans l’équipe au moins un jeune de moins de 26 ans, être un projet durable, innovant, solidaire, et surtout réplicable, c’est-à-dire qu’il peut servir d’exemple ailleurs.

De quel type d’accompagnement bénéficient les gagnants ?

Ils sont accompagnés d’un expert de la Fondation Roi Baudouin pendant un an pour les aider à mettre en place leur plan financier et leur donner des conseils. Prenons l’exemple du lauréat Share Food de l’année passée. Ils sont actuellement en train de chercher quelqu’un pour faire une application mobile qui va permettre de faire le lien entre les grands magasins qui proposent des invendus alimentaires, et les maisons d’accueil à qui on va apporter cette nourriture.

L’appel à projets est ouvert à tous les âges ?

Oui. On a par exemple déjà eu un groupe composé de personnes plus âgées. Le grand gagnant de l’année passée (Les Amis de Zoé) était un groupe de jeunes dont une fille de 18 ans. Ils travaillent maintenant avec les écoles de la région et les maisons de repos.

Quels ont été vos coups de cœur l’année dernière ? 

Je trouve que Les Amis de Zoé est un très beau projet. Il s’agit d’un jardin collectif en mémoire de Zoé, décédée d’un cancer. Ils construisent à présent une éolienne avec une école de la région, car sur le site il n’y a ni eau ni électricité. Il y a beaucoup de personnes âgées qui habitent le village où le projet s’est installé. Les amis de Zoé vont les chercher et tous les dimanches matins, tout le monde se réunit. Cela permet de lutter contre la solitude dans un petit village. J’aime beaucoup Share Food car c’est un projet de récolte d’invendus alimentaires. Il y a aussi Courchouette : ils envoient des graines de courges à des citoyens qui vont les planter chez eux. Ils récoltent ensuite 1/4 de la production des courges qu’ils viennent chercher pour les distribuer à des personnes précarisées. Enfin, le Collectif des Citoyens Solidaires de Namur est aussi un très chouette projet avec leur atelier vélo au centre de réfugiés de Belgrade.

Avez-vous déjà reçu beaucoup de projets pour cette édition 2018 ?

Pas encore, car cela passe d’abord par la Fondation Roi Baudouin qui nous les enverra au dernier moment. Comme ce sont des dossiers d’une dizaine de pages dans lesquels les participants présentent leurs objectifs et leur plan financier, cela prend du temps.

Vous voulez vous lancer dans l’aventure ? C’est ici

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