En 2018, j’arrête de râler 30 fois par jour

On râle 15 à 30 fois par jour. Et si on changeait ça? La Flandre lance un défi "30 jours sans râler". À Bruxelles et en Wallonie, l'enjeu c'est d'y arriver toute l'année. On vous donne quelques clés.

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La Flandre lance un défi retentissant: « 30 jours sans râler ». Voilà qui s’ajoute aux opérations « 30 jours sans alcool » et « 30 jours sans viande ». Et même le Premier ministre, Charles Michel, a trouvé opportun d’encourager le mouvement, en interpelant la presse mercredi soir. Innovant? Côté francophone, un réseau international, « jarretederâler.com »  s’est implanté depuis quatre ans déjà et compte vingt-cinq formateurs.

Râler nuit à la santé

Une personne râle 15 à 30 fois par jour, selon des études scientifiques. L’espace famille est celui où nous râlons le plus fréquemment. Râler, en fait, c’est naturel mais plutôt nocif. La colère crée des cortisones dans le corps. Râler de manière ruminatoire nuit donc assez gravement au bien-être. « En tant que parents, on a parfois envie de jeter ses enfants par la fenêtre, mais on n’a pas le droit de le faire… Alors on crie, on s’énerve ou on dit des choses qu’on ne pense pas forcément, pour être ensuite rongé par la culpabilité, explique Florence Dequenne, qui pilote le réseau « j’arrête de râler » en Wallonie.

Ces petites humeurs polluent notre quotidien et démontrent qu’il est nécessaire d’être à l’écoute de ses besoins pour retrouver l’équilibre. « On ne râle pas pour le plaisir », poursuit Florence Dequenne. « Quand on râle, il y a des besoins inassouvis ou des enjeux cachés. Quand un parent râle pour une paire de chaussette par exemple, il peut y avoir derrière le sentiment d’être des mauvais parents, de ne pas donner assez de temps à ses enfants. On peut râler sur les autres parce qu’ils n’ont pas la réponse qu’on attend ou parce qu’ils ne tiennent pas compte de nos besoins », décode la coach.

Apprendre à communiquer autrement

Loin des messages culpabilisants véhiculés par notre société – et témoin de sa propre expérience – Florence Dequenne propose des ateliers collectifs visant à rassurer chacun sur ses compétences.  « C’est une question de prise de conscience, de voir ce qui est insatisfaisant dans sa propre vie. Il s’agit de travailler sur les pensées qu’on a, de réaliser qu’on a plus d’impact sur les autres en changeant son comportement plutôt qu’en râlant. »

Arrêter de râler, ce n’est pas pour autant se résigner ou s’écraser. « C’est communiquer autrement et comprendre ce qui se joue. Qu’est-ce qui me dépasse pour que je râle? Peu de gens prennent en fait soin d’eux, de leur couple, de leurs enfants. Beaucoup courrent après le temps et ont du mal à prendre du recul. » Respect mutuel, bienveillance et écoute sont les clés pour arrêter de râler.

https://jarretederaler.com/

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