Trois choses à retenir sur l’accord entre l’UE et le Royaume-Uni

Bruxelles et Londres ont trouvé un accord pour amorcer le Brexit. Le coût du divorce est estimé entre 40 et 45 milliards d'euros.

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Après un an d’intenses négociations, l’Union européenne et le Royaume-Uni sont parvenus à un document de 15 pages, ce vendredi, qui fixe les conditions du Brexit. Cet accord entre Bruxelles et Londres règle trois dossiers prioritaires: la gestion de la frontière irlandaise, la facture et les droits des citoyens expatriés.

Que contient l’accord?

Il fixe, en priorité, la facture du Brexit. Si Theresa May, la Première ministre britannique, proposait d’abord un chèque de 20 milliards d’euros, le Royaume-Uni a fait volte-face et concède à payer les 45 milliards d’euros réclamés par l’UE.

Autre point sensible: les expatriés. Dès ce matin, le Royaume-Uni et l’UE ont annoncé que les 3 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni verront leurs droits préservés. Ils pourront «vivre comme avant», pendant et après le Brexit.

Une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE, l’accord prévoit qu’il n’y aura pas de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. L’Irlande, comme le reste des Etats membres, a donc gagné son objectif: préserver, coûte que coûte l’accord de paix du Vendredi saint, qui a mis fin aux violences en Irlande du Nord en 1998.

La relation future avec le Royaume-Uni, quant à elle, fera l’objet d’un nouvel accord. Celui-ci devra être prêt pour octobre prochain. Si le scénario le plus probable prévoit un accord de libre-échange du type CETA (le traité commercial en cours de ratification avec le Canada), la suite des discussions s’annonce très techniques et à haut risque entre les services de la Première ministre britannique et Bruxelles.

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