Une maison de retraite sur la plage

De nombreux Européens décident de passer leurs derniers jours dans des institutions à l’étranger. Après  en avoir visité une, on comprend pourquoi.

Une maison de retraite sur la plage ©DR

Tunisie, Hammamet, hôtel Saphir Palace. En mai, il y fait 28°C, en novembre, 20°C. On est un peu surpris lorsqu’on rentre dans cette résidence médicalisée pour seniors. Le hall d’entrée est vaste, les sols et les murs sont couverts de marbres dont les tons varient sur un camaïeu de beige. De gros fauteuils en cuir entourent des tables basses. Des tapis de laine vierge viennent encore augmenter l’impression de luxe. Nous sommes dans ce qui fut encore il y a quelques mois un palace 5 étoiles. L’hôtel a été reconverti en une séniorie. L’établissement a conservé tous les codes de l’hôtellerie haut de gamme: chasseurs et réceptionnistes en livrée, serveurs en     chemise blanche et nœud papillon… 
La salle à manger comporte un appétissant buffet: grillades de viande ou de poisson, salades, tajines… Les pensionnaires sont accompagnés individuellement par leur aide-soignante personnelle. La piscine est sobrement décorée de mosaïques. Des   pensionnaires y font la sieste, à l’ombre de palmiers ou de grands parasols blancs. La plage est à deux pas et accueille quelques promeneurs: des familles qui sont venues d’Europe visiter leur aïeul… Cette formule de fin de vie est interpellante, ne fût-ce que par son prix: 1.600 euros par mois. Pas beaucoup plus que les tarifs pratiqués chez nous sous la grisaille.

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Moustique du 25 octobre 2017 - cover ©Moustique

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