Avortement: ce que pensent les hommes

En cas d’IVG, la plupart des femmes peuvent aujourd’hui bénéficier d’un accompagnement médical et psychologique en Belgique. C’est moins souvent le cas des hommes, aussi impuissants qu’esseulés.

Les hommes face à l'avortement ©Fotolia

Olivier a déjà un petit garçon avec son ex-compagne. Il n’était pas prêt à en assumer un deuxième. D’autant que la relation qu’il entretenait avec sa copine était “compliquée”. Ils avaient déjà rompu plusieurs fois à cause de disputes et d’infidélités. “Ça ne tombait pas dans la bonne période d’une relation de couple, confie-t-il, visiblement mal à l’aise. J’ai accepté le fait qu’elle soit enceinte. Pas que je sois le papa.” Il lui a tout de suite suggéré une interruption volontaire de grossesse. Elle a accepté sans discuter. Du moins, il le pensait. À l’approche de sa douzième semaine, la limite légale en Belgique, elle lui a avoué qu’elle n’avait jamais eu le courage de passer à l’acte. En urgence, Olivier l’a accompagnée à l’hôpital. “Dès le premier jour, j’ai regretté. J’ai aussi réalisé que cette fille-là voulait garder l’enfant. Elle a suivi mon choix. C’est triste, mais je dois vivre avec. Quand j’en parle, mon torse chauffe…” 

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