Les conseils pour nager sans tomber malade

Malgré les dangers du chlore, il est encore possible de se baigner sans courir trop de risques. 

En Belgique, la plupart des bassins de natation sont traités par chloration. ©Fotolia

Depuis plus de dix ans, Alfred Bernard, professeur de l’UCL et spécialiste de l’état des piscines en Belgique, étudie l’état de nos piscines et leur impact sur la santé. Il nous explique comment nager dans un établissement public ou privé à usage public sans risquer de maladies chroniques, d’allergies ou de problèmes respiratoires. 

S’informer

Alfred Bernard, suggère de consulter la fiche technique du bassin convoité. Chez nous, la concentration en matières organiques présentes dans l’eau est limitée à 5 mg/l, les chlorures à 800 mg/l, le chlore combiné à 0,80 mg/l et les chloramines dans l’air à 0,5 mg/m3. Si les chiffres logiquement affichés à l’accueil dépassent ces normes, mieux vaudrait ne pas plonger. Il conseille aussi d’être plus exigeant encore et de se baser sur les règles allemandes. Chez nos voisins, la quantité du combiné est limitée à 0,2 mg/l et les chloramines dans l’air à 0,2 mg/m3. 

Se fier à son odorat

Les effluves typiques du chlore dans l’air chaud et humide des bassins sont trop prononcés? C’est qu’il y a certainement une surutilisation de la substance ou des problèmes d’aération.

Protéger les enfants

Idéalement, termine Alfred Bernard, il faudrait épargner les moins de trois ans. D’une part, ils peuvent développer des allergies et maladies chroniques qui les poursuivront toute leur vie. D’autre part, ils peinent à contrôler leur hygiène et contaminent les autres. Pour les moins de 10 ans, il vaudrait mieux limiter à 1 h par semaine leurs   séances de natation dans une piscine même si les  normes belges sont respectées. 

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