Les chiffres inquiétants du Roundup

Ce lundi 27 novembre, les 28 Etats membres de l'Union européenne ont renouvelé la licence d'exploitation du glyphosate pour cinq ans. Pour Marie-Monique Robin, auteure d'une nouvelle enquête explosive sur Monsanto, il est vraiment temps d'agir.   

Cela fait plusieurs années que la molécule de base de nombreux herbicides, dont le Roundup de Monsanto, et OGM est au cœur d'une controverse. ©REUTERS/Mike Blake

Cela fait plusieurs années que la molécule de base de nombreux herbicides, dont le Roundup de Monsanto, et OGM est au cœur d’une controverse. Les études prouvant ses effets néfastes (cancérogène, risque de malformation chez les nouveau-nés, Parkinson, maladies mortelles des reins, dérèglements du système hormonale, etc.) seraient aussi nombreuses que celles qui minimisent ses dangers. Dans « Le Roundup face à ses juges« , Marie-Monique Robin révèle que ces dernières sont en réalité manipulés ou influencés par des intérêts divers. Des études provenant directement de Monsanto (!) prouveraient notamment les dégâts du glyphosate sur la santé humaine. « J’ai pu en consulter plusieurs qui le prouvent. Mais l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) les écarte, comme elle le fait avec un tas d’études de scientifiques indépendants. C’est un cas de fraude scientifique », explique l’auteure. Elle est convaincue que l’interdiction est la seule solution. « On risque une crise institutionnelle grave. Désormais, la presse et les citoyens connaissent les dangers du Roundup. Je suis convaincue qu’ils ne cautionneront pas que ce scandale sanitaire continue. »

Pourtant, l’Union européenne vient d’aller à l’encontre de cette mise en garde. Pourquoi tant de réticences? Premièrement, une interdiction signifierait que l’Efsa s’est trompée, car elle a classé le glyphosate dans les « cancérogène peu probable pour l’Homme ». Or l’Agence européenne a justement été créée pour rétablir la confiance entre les citoyens et les autorités sanitaires. Deuxièmement, les conséquences économiques seraient nombreuses puisque 85 % des OGM dans le monde contiennent la molécule.

Petite histoire du Roundup:

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