Les autres “périls” rouges

Le PTB compte 10.000 adhérents et 15 % des intentions de vote en Belgique. Mais qu’en est-il de nos voisins néocommunistes?

Jean-Luc Mélenchon ©JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

France

Ce courant est représenté par “La France Insoumise” dont la figure de proue est Jean-Luc Mélenchon. “Les Insoumis” représentent entre 15 et 20 % des suffrages et comptent 540.000 adhérents. Ce parti ne se revendique pas du marxisme en tant que tel, mais les principes qu’il préconise — un retour du pouvoir au peuple, la diminution des inégalités — s’en rapprochent.

Grande-Bretagne

Après le blairisme et ses 15 années de gauche libérale, le Parti travailliste, le “Labour”, a repris des couleurs en élisant à sa tête Jeremy Corbyn, proche des partis anti-austérité grec SYRIZA et espagnol Podemos. Aux dernières élections législatives, il mena une campagne efficace et parvint à gagner 10 points dans les suffrages, positionnant son parti à 40 % des votes. Pas assez pour ne pas quitter les bancs de l’opposition.

Grèce 

SYRIZA est une coalition de partis de gauche radicale. En son sein, on trouve des marxistes qui se subdivisent en plusieurs courants: maoïste, trotskiste, luxemburgiste. Ces différentes branches communistes doivent coexister avec des socialistes, des écologistes, des féministes. Au pouvoir depuis janvier 2015 sous la conduite d’Alexis Tsipras, SYRIZA a dû composer avec les réalités économiques et reconduire un programme d’austérité qu’il avait pourtant combattu.

Espagne 

Le parti Podemos, “Nous pouvons”, s’est baptisé en référence au slogan de Barack Obama: “Yes, We Can”. Cependant, son positionnement politique est bien plus à gauche que celui de l’ancien président américain: il appartient, au Parlement européen, au groupe rassemblant “La France Insoumise”, SYRIZA, Le Parti communiste portugais… Podemos, qui représente 20 % des suffrages, soutient l’instauration d’un revenu de base pour tous, la mise en commun, l’écologie. Selon son secrétaire général, Pablo Iglesias, Podemos n’est pas un parti politique “classique”: il s’agit de “laisser les gens normaux faire de la politique”. Les députés de Podemos ne reçoivent qu’un salaire mensuel de 1.965 euros (contre environ 4.000 euros pour les élus d’autres formations politiques). Une mesure qui rappelle ce que les militants et les élus du PTB s’appliquent comme contrainte salariale: vivre avec le salaire médian, c’est à dire environ 1.700 euros nets par mois.

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Moustique du 25 octobre 2017 - cover ©Moustique

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