La vraie vie des gens du voyage

En Wallonie, ils peinent à trouver des aires d’accueil de qualité. Les habitants auraient trop de réticences… et de préjugés. Immersion au milieu des caravanes sur un des rares terrains aménagés, à Namur.

Pour les enfants, l'enseignement est réduit au strict minimum. ©Nicolas Sohy

À Lives-sur-Meuse, entre le fleuve et la Nationale, l’ancien camping communal est devenu en 2015 une aire réservée aux gens du voyage. En cette dernière belle journée de l’année, le cadre rappelle les vacances. Sous le ciel bleu, les vastes rochers de Marche-les-Dames offrent un peu d’ombre au campement de 30 ares et aux vastes domaines privés qui l’entourent. Une vingtaine de caravanes y sont installées depuis trois semaines. Avant ça, leurs propriétaires profitaient de l’océan Atlantique à La Rochelle.

 Ils partiront la semaine prochaine pour Bastogne, à la frontière française, avant de rejoindre leur Hexagone natal pour passer l’hiver au chaud dans leur demeure familiale respective. À 13 h 30 ce mardi, Mickaël Bouillon, l’un des responsables du groupe, rentre du marché. Comme son père avant lui, il commande des meubles “de première qualité” à des grossistes et les revend à l’unité. Mickaël s’occupe également de gérer les déplacements du groupe et veille à ne jamais arriver à l’improviste dans une commune belge ou française. À peine sa camionnette rangée à côté des voitures et les pieds dans les graviers, Izy, sa fille de 8 ans encore en pyjama, s’agrippe à son pantalon en jean bleu. 

Pour découvrir la suite du reportage, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité