Concours de médecine : 641 réussites, la pénurie va empirer

641 réussites. « C'est 4 à 5 fois moins que le nombre d’étudiants inscrits en première bachelier en 2016-2017 », analyse Julien Nicaise,administrateur de l'ARES. Ces réussites ne permettront malheureusement pas de combler nos pénuries sur le terrain.

Face aux 4000 candidats, la surveillance se faisait notamment à vélo. ©BelgaImage

La première édition de l’examen d’entrée aux études en sciences médicales et en sciences dentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est tenue vendredi dernier dans trois palais de Brussels Expo pour la journée d’examen, 3.471 candidat(e)s ont pris part à l’épreuve. Aujourd’hui, l’Ares, l’académie de recherche et d’enseignement supérieur a dévoilé les résultats. Après délibération, 641 candidat(e)s ont été proclamé(e)s lauréat(e)s par le Jury, soit un taux de succès de 18,47 %. 
Première constatation, parmi les étudiant(es) qui se sont présenté(e)s, on compte deux fois plus de candidates que de candidats : les premières représentant donc plus de 2/3 des participant(e)s, une tendance marquée, également observable en Communauté flamande. « 641, c’est 4 à 5 fois moins que le nombre d’étudiants inscrits en première bachelier en 2016-2017 », analyse Julien Nicaise, administrateur de l’ARES.
Il n’hésite pas à interpeller à propos du sens de ces chiffres : « Qu’ils satisfassent ou pas les exigences fédérales, ils restent préoccupants quand on songe aux points de vue des uns et des autres sur l’avenir de l’offre de soins de santé dans la partie francophone du pays ».
Pour rappel, l’examen évaluait les compétences des candidat(e)s dans 4 matières scientifiques (chimie, biologie, physique et mathématiques), d’une part, et dans 4 matières relatives à la communication et à l’analyse critique de l’information (raisonnement et synthèse, communication, éthique, et empathie), d’autre part, sous la forme de 130 questions à choix multiples réparties le matin et l’après-midi en 2 séries de 65.

Enfin, pour les non-résident(e)s, 57 ont obtenu les moyennes requises. Leur nombre étant inférieur à 30 % des réussites (8,56 % pour la médecine et 13,33 % pour la dentisterie), il n’a pas été nécessaire de procéder au classement prévu pour respecter le contingentement fixé par le législateur pour les 2 filières. En médecine, pour les résidents sur 2.523 étudiants, 545 ont réussi (21,60 %) et pour les non-résidents sur 471, 51 ont réussi (10,83 %).
En dentisterie, les chiffres sont de de 39 réussites sur 363 pour les résidents (10,74 %) et de 6 sur 116 pour les non-résidents (5,17 %)

Ces chiffres ne vont certainement pas permettre, à terme, une augmentation de l’offre médicale du côté francophone. La pénurie des médecins reste donc au cœur des débats sociétaux et politiques des prochaines semaines…et il s’agit d’une vraie urgence de santé publique !

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