Fils de…, fille de…, ce phénomène récurrent de la politique

Fils de..., filles de..., ils ont été biberonnés à la politique. On ne doutera donc pas de la sincérité de leur passion toute personnelle. Sauf que les partis ont su placer ces élus particuliers au centre d’une machinerie électorale.

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Fils de”, la voie royale en politique? C’est la question à la une choisie par la RTBF qui a suivi le quotidien de plusieurs membres de dynasties établies. Des femmes ou des hommes certes prédestinés mais pour lesquels aucun électeur n’est, a priori, obligé de voter. Quoique. Dans nos démocraties modernes, il reste manifestement quelques privilèges de naissance. 
Peut-on réellement reprocher à un enfant de vouloir suivre les traces de ses parents? Après tout, la filiation politique (Lutgen, Collignon, Langendries, Foret, Duquesne, De Croo, Tobback, Van den Bossche, Eyskens…) est tout aussi naturelle que celle qui produit des générations de bouchers, médecins ou avocats. Sauf qu’ici elle s’oppose à l’importance pour une démocratie de renouveler sa classe politique. Or, à chaque élection, de nouvelles “filles de” ou “fils de” rejoignent des listes où leurs patronymes semblent leur garantir une prime électorale.

On comptait en 2010 près de 10 % des élus belges provenant directement d’un père ou d’une mère présent en politique. En 2009, cinq ministres francophones sur douze n’avaient pas franchi les portes du monde politique tout seuls. Ils sont encore trois aujourd’hui au niveau fédéral. La politologue Brenda Van Coppenolle de la London School of Economics a analysé le phénomène: ces responsables politiques possèdent 25 % de chances en plus d’être élus.

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