Monsanto: les ravages en photos

Du Vietnam aux États-Unis, le photographe Mathieu Asselin livre, avec Monsanto: une enquête photographique, un réquisitoire glaçant sur le géant de l’agro-industrie, alors que son glyphosate revient au centre de l’actualité.

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Cela commence par une publicité des années 1950. Sous le dessin de la maison en sucre qui attira Hansel et Gretel, un texte vante les mérites d’un édulcorant “made by Monsanto”. Puis c’est une attraction sur le “Monde de demain” sponsorisée par la même entreprise à Disneyland. Mais juste à côté, voici Anniston, en Alabama, où 308.000 tonnes de PCB ont été fabriquées entre 1929 et 1971. En 2002, le géant américain y a été reconnu coupable d’avoir contaminé “le territoire et le sang de la population”. Mathieu Asselin, photographe franco-vénézuélien dont le travail est exposé aux Rencontres photographiques d’Arles, a durant cinq ans enquêté sur Monsanto. Au Vietnam, il a retrouvé de jeunes enfants déformés par l’agent orange déversé sur leurs grands-parents et fabriqué par Monsanto. Aux États-Unis, il a rencontré les descendants des vétérans ayant bombardé le poison, qui en subissent également les conséquences. Des clichés, parfois insoutenables, illustrant le mépris de toute humanité et témoignant de la dérive alarmante des grands groupes à travers le monde. 

Qu’y a-t-il à l’origine de votre intérêt pour ce sujet?

MATHIEU ASSELIN – J’ai grandi dans une famille assez engagée, où très jeune on m’a inculqué un sens critique assez aiguisé. Il y a quelques années, mon père m’a parlé de Monsanto. J’ai alors réalisé que c’était bien plus que des semences et des pesticides et j’ai eu envie de raconter l’histoire. 

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