Elio Di Rupo livre sa réponse

Une brique blanche de 329 pages, barrée de rouge pour le titre : "Nouvelles conquêtes. A gauche pour Un monde plus juste." Elio Di Rupo sort ce lundi un livre aux éditions Luc Pire. L'ouvrage était resté secret. Nous avons pu en prendre connaissance ce week-end.

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Roi de la communication millimétrée, le président du PS s’est mis cette après-midi en scène avec son livre. Découpé en treize parties, il démarre par un long passage où Elio Dupo revient sur son enfance, ses études, son oeuvre comme ministre-président wallon et comme Premier ministre. Le président du PS pose de nombreux constats sur notre « monde en mutation ». Il n’évite pas la question de la « nouvelle démocratie », dont les questions de transparence et de cumul, mais passe très rapidement sur ces enjeux sans évoquer le moins du monde les affaires qui ont considérablement affaibli son parti ces derniers mois. Aucun regard pour ce qui s’est passé avec la Samusocial et Publifin, des affaires qu’Elio Di Rupo avaient qualifiées en son temps d’ « accidents ».

Le président du PS se montre, à le lire, déterminé à peser de tout son poids d’homme d’Etat et de politique hautement expérimenté pour continuer à présider la destinée de son parti. L’une des idées fortes est celle du concept d’écosocialisme, considérant que les questions environementales sont désormais éminemment socialistes. Elio Di Rupo passe au crible l’Etat (il faut le renforcer), l’Europe, les protections sociales, l’éducation, la culture… Sa définition du socialisme d’aujourd’hui tient en ces mots : « Le socialisme, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres ». Et, poursuit-il, il en va de même avec l’émancipation : « l’émancipation, c’est quand la liberté arrive dans la vie des plus faibles ».

Elio Di Rupo dit proposer un « projet très ambitieux et exaltant qui nécessitera l’adhésion d’un grand nombre de personnes pour renverser l’ordre actuel des choses ». Si on attendait une réponse aux affaires, on restera sur sa faim. Le président du PS a décidé de regarder vers l’avant. Un pari périlleux dont il faudra évaluer s’il répond au désarroi et au désabusement de nombre de citoyens.

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