Scandale des œufs contaminés au fipronil: qui contrôle les contrôleurs ?

Le consommateur flippe devant l’affaire du Fipronil. Le citoyen, lui, a de quoi s’interroger à propos des gaffes de l’Afsca. Surtout que cet organe de contrôle serait loin d’être le seul à opérer dans un flou artistique pas vraiment rassurant.

©ISOPIX 

L’Afsca, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, s’est récemment embourbée dans l’affaire des œufs contaminés à l’insecticide Fipronil, remettant en cause sa crédibilité et ses moyens de supervision. D’où la question: et l’Afsca, qui la contrôle? Et puis cette autre, plus générale: au fond, les organes chargés de la surveillance des rouages de l’État sont-ils à leur tour soumis au contrôle ?

Nos institutions sont presque toutes composées d’un comité d’audit interne, chargé de superviser leurs propres fonctionnements. C’est le cas par exemple du SPF Justice, du ministère de la Défense ou de la Régie des bâtiments. Sur le site Internet de l’Afsca, un tel organe est également mentionné: “Le comité d’audit de l’Afsca a pour mission d’assister l’administrateur délégué et le comité de direction de l’agence en surveillant le fonctionnement de l’Afsca”. Mais ce n’est pas tout. Depuis 2010, ces activités d’audits internes sont elles-mêmes contrôlées par un Comité d’audit de l’administration fédérale, le Caaf. En tout cas, en théorie. Dans la pratique, les choses sont un peu plus complexes. Après quelques recherches Google, on peut lire sur sa page officielle que le Caaf se définit comme un “organe consultatif indépendant, au service du gouvernement fédéral, qui contribue à la bonne gouvernance des services publics fédéraux”. En plus des SPF, il est également chargé de contrôler, entre autres, le ministère de la Défense, Fedasil ou l’Afsca. 

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