Alimentation: pourquoi les prix flambent

Vanille, crevettes, beurre, pommes… Jamais certaines denrées n’ont connu de telles hausses de prix. Dans le même temps, d’autres produits deviennent plus abordables. Qui fait vraiment la pluie et le beau temps dans le secteur agroalimentaire? Et comment réagir? Décryptage.

Jamais certaines denrées n’ont connu de telles hausses de prix. ©Fotolia

Dans certains restaurants, elle a été retirée de la carte. La tomate aux crevettes, plat typique s’il en est, n’a pas résisté au prix de 100 € demandé par kilo de crustacés épluchés. Peut-être qu’en septembre, meilleure période pour la pêche, les tarifs se tasseront un peu… Côté dessert, c’est la glace à la vanille qui voit le prix de l’un de ses principaux composants s’envoler: en cinq ans, on est passé de 50 $ le kilo de gousses, produites à 80 % à Madagascar, à plus de 400. Là aussi, certains restaurants ont abdiqué. 

Et la liste risque de s’allonger. Alors que le prix du beurre a déjà flambé (voir pages suivantes), les analystes restent attentifs au cours du sucre, du cacao et du café. Pourtant, dans nos magasins, les chiffres récemment dévoilés par l’Observatoire des prix montrent que tout ne coûte pas plus cher: on constate par exemple une baisse de 1,4 % entre mars et juin 2017 des prix des viandes et poissons. Sauf que la part des denrées animales dans nos assiettes est censée baisser: plus notre régime est carné, plus la pression sur les ressources naturelles est importante. Sans parler des aspects santé relatifs à un régime trop riche en protéines animales.

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