Didier Reynders réagit à la situation du journaliste Loup Bureau

Le Comité de soutien à Loup Bureau, journaliste français détenu en Turquie, a lancé une grosse opération hier afin d'amener les ministres et les députés français à réagir. Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères a décidé de contacter lui-même les autorités françaises.

Comité de soutien à Loup Bureau

Alors qu’il se trouvait à la frontière iraco-turque, Loup Bureau été arrêté suite à la découverte de photos le montrant aux côtés de combattants kurdes syriens appartenant à l’YPG (unités de protection du peuple), proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste par la Turquie. Le journaliste est aujourd’hui accusé d’appartenance à une «organisation terroriste armée» par les autorités turques. Pour libérer Loup Bureau, encore étudiant à l’IHECS, ses proches ont lancé un comité de soutien en début de semaine, ainsi qu’une pétition. Elle a aujourd’hui dépassé les 20.000 signatures. Le but de ces actions ? Faire réagir les autorités françaises, peu communicatives face à la situation de plus en plus inquiétante dans laquelle se trouve le jeune reporter.

Il y a deux jours, nous apprenions que le ministère turc de la Justice a donné l’ordre de le transférer de la prison de Sirnak vers celle de Van. Les deux villes se trouvent à 6 heures de route. Son avocat, mandaté sur place, ne pourra donc pas le voir. En l’isolant, les autorités turques « compliquent l’exercice des droits de la défense de Loup Bureau« , comme l’a indiqué son avocat en France, Me Pradel à Libération.

Absence de réaction, mobilisation

Les militants en faveur de la libération du reporter continuent à se mobiliser sur les réseaux sociaux. Ils s’affichent sur leur photo de profil Facebook, une feuille dans la main, sur laquelle est inscrite #FreeLoupTurkey. Hier, ils ont commencé à interpeller les députés français sur Twitter. Quelques dizaines d’entre eux ont signé la pétition, mais toujours pas de réaction de la part du ministère des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian. Ce dernier ne s’est toujours pas exprimé alors qu’une centaine de tweets lui ont déjà été adressés. Didier Reynders a déclaré de son côté dans un communiqué avoir contacté les autorités françaises afin d’en savoir plus sur les mesures qu’ils allaient mettre en place pour aider Loup Bureau à sortir de prison. Le ministre a décidé de prendre les choses en main après la publication mercredi d’une lettre ouverte à son attention. Il lui était notamment demandé de «joindre ses efforts à ceux des autorités de la République française, afin de permettre à cet étudiant de revenir en Belgique terminer ses études dans les meilleures conditions».

Pour rejoindre le comité de soutien à Loup Bureau: https://www.facebook.com/FreeLoupBureauTurkey/
Pour signer la pétition afin de réclamer sa libération: http://bit.ly/2hBz9wo
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