Ceci n’est pas un gouvernement

Magritte avait beau être wallon immigré à Bruxelles, il n’aurait pas imaginé pareille situation. La Wallonie trace désormais à droite, laissant la fédération Wallonie-Bruxelles sur le carreau. Olivier Maingain fulmine.

Emmené par son ministre-président Willy Borsus (à l’extrême gauche), voici le nouveau gouvernement wallon Mr-cdH. ©BelgaImage

Un président libéral, c’est un scandale!” hurle une petite dame à la porte du Parlement wallon. “On n’a même pas voté pour ça! On se moque de nous!” vitupère-t-elle en tapant du pied sur les pavés et en tirant son chien par la laisse. La scène s’éternise un peu. C’était il y a dix jours à peine. Une meute de journalistes et cameramans venait de s’engouffrer dans l’antre politique namurois. Le gardien finissait par s’avancer un peu timidement et dire “calmez-vous Madame. S’énerver ne changera plus rien.” 

À l’intérieur, en effet, Olivier Chastel et Benoît Lutgen, les présidents respectifs du MR et du cdH, étaient occupés à détailler leur programme de nouveau gouvernement “pour une Wallonie plus forte”. L’orange bleue presse le jus de sa nouvelle gouvernance. C’est la fin de l’assistanat socialiste et le départ d’un leitmotiv en phase avec le fédéral “Jobs, jobs, jobs”. Willy Borsus, un libéral, est devenu ministre-président emmenant un nouveau gouvernement pour les Wallons. Et seulement les Wallons.  La Wallonie redessine son avenir à droite, loin, elle l’espère, des affaires. “Il n’y avait pas le choix, de toute façon. Les affaires avaient rendu tout ce que le PS mettait sur la table, inaudible. Il fallait changer d’attelage”, glisse un Sherpa. 

Pour découvrir la suite de l’article, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité