Un Romand de pure fiction

Chaque semaine, une affaire criminelle dont victimes et bourreaux entretiennent un lien de parenté… Cette semaine, un crime si particulier qu’il fait aujourd’hui figure de conte moderne.

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On a tous évoqué lors d’un dîner ou d’un apéro, le docteur Romand, cet homme pour qui tout bascula le 9 janvier 1993. La date commence à être lointaine mais elle a traversé les générations. C’est devenu une histoire, un conte comme “Le Petit Poucet” ou le “Grand Méchant Loup”. Ce jour-là, donc, le docteur Romand, 39 ans, brillant médecin, chercheur international en cardiologie, tue sa femme à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, sa fille de 7 ans et son fils de 5 ans avec une carabine 22 Long Rifle. Tuer ses enfants, voilà déjà de quoi graver son nom sur le monument des horreurs. Mais le docteur Romand fournit d’autres raisons. 

Ainsi, après avoir assassiné sa famille, l’homme range la maison, sort en ville, puis passe la soirée à regarder la télévision. Le lendemain, il part déjeuner chez ses parents et les tue. Ensuite, c’est une ancienne maîtresse qu’il tente d’assassiner. Enfin, il rentre chez lui, met le feu à sa maison vers 4 heures du matin après avoir avalé des barbituriques. On le retrouvera vivant. Mais la raison, entre toutes, pour laquelle on se souviendra à jamais du Docteur Romand, c’est bien parce qu’il n’était pas docteur. Pas plus qu’il ne travaillait pour l’OMS, pas plus qu’il ne connaissait Bernard Kouchner. Pendant 20 ans, il avait fait croire à tous, femme, père mère, enfants, amis qu’il était quelqu’un. Qu’il n’était pas. 

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