Alda Greoli, une ministre unique

De Namur à Bruxelles, elle échangera d'une égale franchise avec tout le monde. La nouvelle ministre wallonne de l'Action sociale, de la Santé, de l'Egalité des Chances, de la Fonction publique reste donc aussi ministre de la Culture, de l’Education permanente et de la Petite Enfance à la FWB. Une rareté.

Geoli, demotte, borsus, marcourt

Jamais, à ce niveau de pouvoir, une ministre francophone n’a dû siéger dans deux gouvernements (PS-CDH et MR-CDH) de majorités différentes. Elle boira le thé avec Rudy Demotte et Jean-Claude Marcourt à Bruxelles et le café avec Willy Borsus et Jean-Luc Crucke à Namur. Alda Greoli, innove à son corps défendant, mais elle assume : « Cela va être particulier. Ce serait évidemment plus facile si la même majorité se trouvait des deux côtés. Actuellement, nous travaillons en bonne intelligence comme sur les récents dossiers du prix du livre ou de l’enseignement avec le Pacte d’excellence avec Rudy Demotte et Jean-Claude Marcourt. Si nous devions rester dans la même situation, ce que je ne souhaite pas, nous penserons avant tout à l’intérêt de la population, je n’en doute pas.  Mes principes politiques restent les mêmes. »

Dans ce gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un autre liégeois, Jean-Claude Marcourt notamment avait connu cette double casquette ces dernières années (enseignement supérieur-économie).

Culture, enfance, santé, fonction publique…sa charge de travail va augmenter considérablement mais pas ses priorités : « Il convient d’améliorer durablement la santé de la population. La prévention doit plus que jamais s’inscrire dans le quotidien du monde médical. Les messages en la matière doivent aussi être plus accessibles au grand public à l’ONE, dans les maisons médicales, voire sur Facebook pour peu que le contenu soit parfaitement juste et encadré. »

Parmi ses nouvelles matières, elle retrouvera le cabinet wallon de la santé. Un poste qu’elle connaît bien puisqu’elle a été, avant de devenir ministre de la culture à la place de Joelle Milquet, la cheffe de cabinet du ministre wallon sortant, Maxime Prévot. Ce dernier a préféré retrouver son siège de bourgmestre à Namur. Dans les semaines qui viennent, les dossiers chauds ne vont pas manquer : moratoire des maisons de repos, débat sur la politique de santé mentale avec le niveau fédéral, poursuite des appels à projet pour l’avenir des hôpitaux wallons….

Provenant de Spa, cette ex-secrétaire nationale des Mutualités chrétiennes, maman de trois grands enfants, est prête à relever le défi: “Les journées seront longues mais passionnantes.” Et les tensions ne manqueront pas suivant les dossiers avec le PS mais aussi avec le MR suivant les gouvernements où elle siègera.

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