A la rencontre des nouveaux prêtres

Sept nouveaux prêtres viennent d’être ordonnés en Belgique. Aucun n’est fermé à l’idée de faire évoluer l’institution et ses positions, puisque leur défi est de faire revenir les gens à la messe. Les jeunes en particulier.

Le père Antonin deviendra curé de la paroisse d'Anderlecht dès septembre

Ce dimanche 25 juin, sa vie a changé. Antonin Le Maire, 35 ans, a été ordonné prêtre. Sa mission débutera réellement au mois de septembre lorsqu’il rejoindra la paroisse anderlechtoise. “Je célébrerai des messes dans les huit clochers de la commune, pas toujours le même, en rotation avec cinq autres curés”, explique-t-il de manière encore abstraite. D’ici-là, Père Antonin passe ses journées dans la Basilique nationale du Sacré-Cœur, à Koekelberg. Il lit beaucoup, s’informe sur ce qu’il va être amené à réaliser au nom de l’Église catholique. Il pense, aussi. Être prêtre n’est pas un accomplissement, convint-il, mais une étape dans un long chemin, celui d’une vie. Né dans une famille chrétienne de Perwez, il a toujours été baigné dans la religion. Petit, il habitait en face de l’église du village et observait souvent le curé. “J’ai vite compris qu’il était un homme particulier”, chuchote-t-il, assis dans la nef de la cinquième plus grande basilique au monde. 
À 10 ans, il a annoncé à sa mère qu’il ne se marierait jamais. Elle s’est dit que ça lui passerait. Elle avait raison. En grandissant, ses présences à la messe se sont raréfiées jusqu’à son arrivée à l’université et ses études en psychologie. Grâce à deux étudiantes Erasmus italiennes qui se rendaient à la messe chaque dimanche, sa foi s’est remise à brûler. Diplôme en poche, il a entamé une carrière professionnelle sans jamais trouver sa place. Il a alors demandé à un prêtre de l’accompagner dans sa spiritualité et a entamé une retraite. 

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